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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Bientôt de nouveaux résultats !

La numérisation des livres avance à grands pas
[jeudi 13 novembre 2008 - 16:00]

Les maisons d’éditions font un bond en avant dans l’ère numérique, annonce Eric Pfanner en gros titre de sa colonne parue dans le New York Times lundi dernier.

Tandis que de nombreux médias ont déjà adhéré à la révolution numérique, les éditeurs sont encore restés sceptiques quant à l’abandon de l'outil d’impression et ont continué à revendiquer la sauvegarde du support papier.

Mais désormais, il semble que le monde des livres commence à se virtualiser à grande vitesse. Le mois dernier, les auteurs et éditeurs américains ont conclu un accord avec Google permettant de scanner des millions de livres afin de les mettre en ligne. L’arrangement autorise ainsi Google à vendre des exemplaires électroniques d’ouvrages protégés et en rupture de stock dans le commerce.

Ce partenariat entre éditeurs et Internet n’est qu’une des premières initiatives des éditeurs à tendre vers l’avancée technologique la plus importante depuis l’invention de Gutenberg.

Alors qu'aux États-Unis, la vente de livres a relativement baissé et que le piratage informatique a décimé l'industrie du disque, les fameux e-books ont enregistré un taux record de vente sur Internet.

Cet accroissement des ventes de livres digitaux s'explique notamment par la popularisation du Reader de Sony et de la toute nouvelle application d'Apple, Stanza, qui permet de télécharger des e-books sur son I-phone (au Japon, les mangas sont désormais "e-bookés" et se lisent sur les téléphones mobiles). En France, c'est la start-up Feedbooks qui est à la source de cette révolution qui se complète avec la sortie aux États-Unis du Kindle d'Amazon, autre livre électronique. 

Une enquête citée par Eric Pfanner a démontré que d'ici 2018, 40% des ventes professionnelles de livres sous format digital surpasseraient les ventes de livres parus en support papier.

L'alliance entre Google et les éditeurs pourrait de plus déboucher sur des partenariats entre éditeurs et annonceurs publicitaires, comme c'est déjà le cas pour la presse Internet. On peut ainsi d'ores et déjà imaginer lire dans un futur proche les plus grands classiques littéraires parsemés d'espaces publicitaires.



* Eric Pfanner, "Book Publishers take leaps into digital", The New York Times, 10.11.2008

  * À lire également, notre dossier sur le
Livre 2.0.

 

 

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2 commentaires

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la rédaction

20/11/08 13:45
En effet, le Kindle n'est pas encore disponible en France, la syntaxe prêtait à confusion. Merci de vos remarques.


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Karine Papillaud

18/11/08 14:32
"En France, c'est la start-up Feedbooks qui est à la source de cette révolution qui se complète avec la sortie du Kindle d'Amazon, autre livre électronique."
Amazon n'a pas prévu, pour l'heure, de sortir son kindle en France. D'où sortez-vous cette info ? De plus, je ne crois pas qu'on puisse dire que Feedbooks, et malgré le grand talent de ses fondateurs, est l'initiateur du mouvement. C'est un peu plus complexe que cela, bien sûr :-)

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