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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Vote Starbucks contre vote Walmart ?
[mardi 04 novembre 2008 - 15:00]
Amérique du Nord
Couverture ouvrage
Red state, blue state, rich state, poor state: Why Americans Vote The Way They Do
Andrew Gelman
Éditeur : Princeton University Press
248 pages / 22 € sur
Résumé : Andrew Gelman dessine une nouvelle géographie électorale qui oppose riches et pauvres.
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À mesure que le vote religieux est devenu plus partisan, il  est davantage lié au revenu, analyse Gelman. Plus on s’éloigne du Mississipi, centre névralgique religieux du pays, plus la sécularité des États augmente. De manière générale, aux États-Unis, les athées sont de plus en plus nombreux, mais ceux qui vont à l’église sont plus républicains que jamais. Et parmi ceux qui vont à l’église au moins une fois par semaine, Bush a remporté la majorité des voix dans chaque État.

 

Un pays polarisé

 

Enfin, explique Gelman, les trente dernières années ont vu s’accroître les revenus des Américains les plus riches et le fossé se creuser. Cette stratification de la société, la bataille que se livrent les deux principaux partis pour conquérir l’opinion publique et les visions contradictoires produites par les équipes de campagne conduisent à des divisions partisanes, qui à leur tour renforcent la polarisation électorale. Au-delà d’une géographie électorale clarifiée, Red state, blue state, rich state, poor state parvient à éclaircir les points de vue parfois inconciliables et les dispositions qui opposent les citoyens d’un même pays, pour fournir un tableau plus cohérent de la vie politique américaine. Tout en mettant à nu une à une de façon plus souterraine les intuitions rationnelles, floues ou caricaturales, qui constituent la matière de notre imaginaire politique.

 

* À lire également sur nonfiction.fr :

- l'entretien d'Andrew Gelman par Clémentine Gallot.

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2 commentaires

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Halm

05/11/08 14:37
vu hier sur CNBC ; les américains disposant de plus de $100,000 de revenu annuel ont voté à 52% pour Obama. Est-cen à dire que les riches sont plus hauts que cela ou que la position de l'auteur est déjà mise en difficulté? On aurait aimé savoir ce que riche veut dire
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Charles

04/11/08 18:30
c'est très intéressant, merci beaucoup !

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