Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Une furieuse envie d'Europe
[jeudi 23 octobre 2008 - 12:00]
Union Européenne
Couverture ouvrage
L'Europe frigide
Elie Barnavi
Éditeur : André Versaille
160 pages / 12,26 € sur
Résumé : C’est les autres qui en parlent le mieux : l’Europe que le monde nous envie et que nous méprisons.
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Continuant son exploration méthodique et après avoir trouvé une histoire, des valeurs et une forme clairement délimitée à l’Europe, Barnavi s’attaque à la question douloureuse de l’action passée des pays européens dans le monde, pour en tirer les enseignements lucides et constructifs, contre l’esprit mortifère ambiant. À partir de ces enseignements, il dessine le rôle que l’Europe doit jouer dans le monde d'aujourd’hui et de demain, en rappelant aux Européens que l’Histoire n’a rien perdu de son tragique et qu’ils n’échapperons pas à la nécessité de construire une puissance militaire, aux cotés de la puissance régulatrice et normative.


Pour clore son texte, à la fois ironique et passionné, non exempt de raccourcis sommaires inhérents au format du plaidoyer fervent, Barnavi énonce non sans malice "sept principes d’action pour faire enfin l’Europe", qu’il serait utile de citer ici :


1.    Accepter le monde tel qu’il est, pour le faire évoluer ;

2.    Comprendre l’Europe telle qu’elle est, pour mieux l’unifier ;

3.    Admettre que l’Europe telle qu’elle est ne saurait avancer d’un seul pas, pour la faire progresser ;

4.    Cesser de faire de l’Europe une créature courtelinesque, pour lui faire enfin franchir la "porte sacrée du politique" ;

5.    Donner à l’Europe une âme, pour lui faire gagner l’âme de ses citoyens ;

6.    Définir des règles de bonne conduite européennes, pour assurer que la maison Europe ne tombe pas en quenouille ;

7.    Refaire de l’Europe une grande ambition, pour que l’Europe soit, tout simplement.



Gageons que s’il existe encore en France une formation politique qui s’intéresse à l’Europe, elle devrait méditer avec soin ces principes, pour en faire le fondement de son programme électoral en vue des élections européennes. Élections qui, en ces temps de crise propices aux remises en cause, pourraient être l’occasion du renouveau ou de l’agonie du projet européen.
 

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1 commentaire

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sol invictus

03/11/08 05:41
plus que jamais comme l unite europeenne nous apparait urgente et indispensable mais comme l a ecrit nietzsche -il n est de richesse que d homme-helas les dirigeants actuels des pays europeens ne donnent pas souvent l image de la grandeur :ou est le deuxieme corps du roi dans la gouvernance d un sarkozy ou d un berlusconi.

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