On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Pour conclure cette longue recension du Manifeste Utopia, il faut reconnaître la puissance intellectuelle de ses propositions, où règne la dialectique et la réflexivité. Son écologie politique radicale est centrale et systématique. Le réalisme s’unit parfaitement à la puissance de l’imaginaire, centrale depuis le titre jusqu’à la conclusion de l’ouvrage. La force du raisonnement est de réconcilier le Mieux et le Bien, tel un réformisme révolutionnaire : on ne détruira les trois idoles du capitalisme qu’en commençant par se réapproprier la vie et en redessinant les conditions du "vivre ensemble".
Mais on reste sceptique quand à son impact à gauche, et surtout au PS. Il n’y a qu’à voir ce que propose l’ "aile gauche" du parti à la rose.
Alors Utopia ou barbarisme ?![]()
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Byzance
cristal64