On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Comment devient-on leader mondial dans la fabrication d’hélicoptères ? L’auteur tente de répondre à cette question en mobilisant l’histoire mais aussi les sciences de gestion .
Le parcours de l’entreprise qui deviendra Eurocopter se déroule sur plus d’un demi-siècle et il n’a pas été rectiligne. L’auteur montre comment les orientations stratégiques, les innovations technologiques et les choix d’organisation que l’entreprise a pu faire ont combiné leurs effets dans un processus d’apprentissage sur la longue durée. Celui-ci a permis à l’entreprise de se constituer un portefeuille de ressources et de compétences qui a fait son succès.
L’auteur distingue quatre périodes. La première débute à la Libération (même s’il remonte en fait aux années 1930) avec le lancement de programmes d’études et de recherches tous azimuts, à un moment où la technologie n’était pas encore stabilisée, et s’étend jusqu’à la mise au point d’une innovation radicale : le premier hélicoptère à turbine mécanique industrialisé au monde (l’Alouette II, en 1956). Le lecteur non-spécialiste trouvera sur le web toutes les informations utiles concernant le fonctionnement des hélicoptères et en particulier les différentes configurations de rotors, mais aussi des photos de tous les modèles évoqués dans le livre, dont on regrette un peu l’absence, en particulier dans cette partie.
La deuxième période court de 1955 à 1965. Elle est marquée par les difficultés de constituer une gamme pour remplacer, à terme, les hélicoptères lourds américains achetés ou fabriqués sous licence , qui allaient servir en Algérie. Cela alors que l’entreprise est confrontée aux demandes contradictoires des différentes armées (Terre, Air, Marine). C’est également l’époque où l’on anticipe l’utilisation des hélicoptères comme moyen de transport civil régulier, ce qui n’allait pas se concrétiser. Finalement, l’entreprise ne parvint pas à mettre au point son hélicoptère lourd Frelon, ce qui la conduisit à se tourner vers un partenaire, Sikorsky, qui accepta un transfert de technologie. Si celui-ci ne déboucha pas sur le succès commercial espéré, il permit à l’entreprise de s’approprier la technologie des hélicoptères lourds (plus vite que son partenaire américain ne l’avait imaginé) et de réaliser une percée sur la génération suivante (avec le Puma). La division Hélicoptères (de Sud Aviation créé en 1957) rencontra plus de succès dans les hélicoptères moyens, que l’entreprise développa sur ses fonds propres au contraire des hélicoptères lourds qui bénéficièrent de crédits militaires. C’est la famille des Alouettes qui lui permit de s’imposer à l’exportation.
1 commentaire
MDS
LA PLUPART DES CRITIQUES LUI SEMBLE PERTINENTES ET IL EN TIENDRA COMPTE POUR UNE VERSION EN ANGLAIS PLUS CONCISE QU IL AIMERAIT EDITER PROCHAINEMENT
UN OUBLI CEPENDANT DANS LE CONTEXTE DE LA CRISE FINANCIERE
J AI TENTE DE MONTRER QUE LES CONDITIONS DE REUSSITE DANS LES INDUSTRIES DE HAUTE TECHNOLOGIE EXIGEAIENT UNE VISION A LONG TERME ( en particulier pour l'apprentissage par les échecs) QUE LE FINANCEMENT PAR LES MARCHES FINANCIERS N ASSURAIENT PAS