La phrase

Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS.

Jacques Julliard, entretien à  nonfiction.fr

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Une relecture de 1792
[mercredi 01 octobre 2008 - 09:00]
Histoire
Couverture ouvrage
La longue patience du peuple. 1792. Naissance de la République
Éditeur : Payot
536 pages / 26,13 € sur
Résumé : Une interprétation riche et originale, bien que parfois confuse, d'une période décisive.
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"Oui, lecteur, j’y viens, il s’agit bien de raconter la voix du peuple, de tenter de la restituer, de montrer comment elle advient et comment elle s’efface […]" C’est ainsi que dans l’Adresse au lecteur, le texte qui sert d’introduction au livre de Sophie Wahnich, l’auteur définit le propos de son ouvrage, La longue patience du peuple, sous-titré 1792. Naissance de la République. Le cadre chronologique choisi est restreint, puisque la période envisagée s’étend sur deux ans, de l’acceptation par Louis XVI de la Constitution de 1791 (14 septembre 1791) au procès du roi et à son exécution (21 janvier 1793).


Retrouver la "voix du peuple"

Deux années seulement, mais deux années décisives pour l’histoire de la France, puisqu’elles virent l’échec puis la chute de la monarchie constitutionnelle et l’instauration de la République, proclamée le 21 septembre 1792, après la prise du château des Tuileries (le 10 août 1792) et la victoire de Valmy qui sauve la France de l’invasion étrangère (le 20 septembre 1792). Si de nombreux travaux ont porté sur le "moment républicain une fois la république déclarée" , en revanche peu d’historiens se sont intéressés à la conquête de la première République. Comment se manifeste le "désir républicain" au cours des premières années révolutionnaires ? Quelles manifestations populaires se font l’écho de ce désir ? Telles sont les questions auxquelles l’ouvrage de Sophie Wahnich propose de répondre, tentant de retrouver, à travers la parole des contemporains (journaux, archives parlementaires, pétition adressées à l’Assemblée législative  ), la "voix du peuple", cette voix que la pensée révolutionnaire considère comme sacrée, donnant ainsi toute sa valeur à l’ancien adage, vox populi vox dei.


La "Naissance de la République" : un opéra révolutionnaire en trois actes

Si la scène politique révolutionnaire a souvent été comparée à un théâtre, Sophie Wahnich préfère, quant à elle, utiliser la métaphore de l’opéra pour analyser les évènements qui manifestent les émotions populaires entre 1791 et 1793. Un premier acte se joue autour des manifestations qui témoignent de l’enthousiasme du peuple après la chute de l’Ancien Régime. Nombreux sont en effet les signes de la foi du peuple révolutionnaire en une société harmonieuse, où domine la concorde entre les différents citoyens que la Déclaration des droits vient de proclamer égaux : fêtes fédératives à Paris et à Lyon, offrandes, dons patriotiques, rituels qui permettent à des députations populaires de s’adresser à l’Assemblée. L’amnistie accordée par Louis XVI après l’épisode de l’arrestation de la famille royale à Varennes (21 juin 1791) semble vouloir confirmer cette volonté de maintenir la concorde au sein de la société issue de la Révolution de 1789.

Cécilie CHAMPY
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Titre du livre : La longue patience du peuple. 1792. Naissance de la République
Auteur : Sophie Wahnich
Éditeur : Payot
Collection : Critique de la politique
Date de publication : 30/09/08
N° ISBN : 2228902772
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2 commentaires

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Liseron

02/11/12 12:49
Les coquilles, l'orthographe et l'écriture de l'histoire... "quelque soit leur violence" ? (=quelle que soit leur violence)...
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Bob

01/10/08 14:32
je n'ai pas lu le livre de Wahnich, mais finir une chronique en rappelant que l'écriture historique doit être "neutre" et "objective" c'est quand même un sacré retour en arrière. On en revient à l'école allemande et la description du "monde tel qu'il est réellement". Votre chroniqueuse semble ignorer un siècle et demi de débats épistémologiques et méthodologiques en histoire qui font que sérieux ou scientificité ne riment pas avec "neutralité" et "objectivité".

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