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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Le retour de Martine Aubry
[lundi 29 septembre 2008 - 05:00]
Politique
Couverture ouvrage
Et si on se retrouvait...
Martine Aubry
Éditeur : L'Aube
208 pages / 18,24 € sur
Résumé : Un livre d'entretien pour appeler le PS à se rénover et à s' ''ancrer à gauche''.
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* Cet article est accompagné d'un disclaimer. Pour le consulter, cliquez sur le footer situé en dessous  

 

Du 14 au 16 novembre prochain, le Parti socialiste tiendra son congrès à Reims. Engagée activement dans la préparation de celui-ci à la tête des "Reconstructeurs" et briguant le poste de Premier secrétaire, Martine Aubry, tout au long de ces échanges avec le journaliste Stéphane Paoli et le sociologue Jean Viard, pose des bases solides et cohérentes à ce travail de reconstruction. Rappelant à la fois la pertinence et l’actualité des valeurs de la gauche et les réelles réussites économiques et sociales qu’elles ont inspirées aux gouvernements qui s’en revendiquaient, Martine Aubry appelle à rénover en profondeur le PS et à "l’ancrer à gauche".

Ces entretiens constituent également autant d’occasions de découvrir "Martine", d’en savoir davantage sur la genèse et les réalisations de son engagement en politique.  Des échanges entre l’adolescente Martine Delors et ses parents, jusqu’au remarquable développement de Lille, en passant par l’épopée de la "dream team" du gouvernement Jospin, elle évoque avec sincérité et passion sa vie et son action.
 
Ce livre, enfin, revendique comme visée de réveiller le PS, de le conduire à sortir du coma politique et stratégique dans lequel il s’est enfoncé après le traumatisme du 21 avril 2002. Pour la maire de Lille, les causes du mal sont claires : l’oubli des valeurs fondatrices de la gauche, la désinvolture politique, la fascination pour le "modèle Sarkozy", l’aspiration par le tourbillon médiatique, la concurrence des ego ayant pris le pas sur la confrontation des idées et le manque de travail collectif. Surtout, une erreur dans le diagnostic porté sur cette cruelle défaite : la gauche n’a pas perdue parce qu’elle n’était pas assez à droite… mais bien parce qu’au contraire elle s’était trop éloignée de ses fondamentaux. La chute injuste et tragique de l’équipe Jospin a assommé et trop longtemps rendu timorés ceux qui auraient dû défendre becs et ongles un des bilans gouvernementaux de la Vème République dont la France peut être le plus fière. Courir après Sarkozy est donc, pour elle, une démarche vaine, contre-nature, mortelle. En la suivant, la gauche se coupe de la réalité sociale du pays, désespère ses électeurs et finit par se perdre elle-même.

 

"Présent(e) et fidèle"

À ce PS comme désaccordé, Martine Aubry propose de renouer le fil interrompu de l’analyse sociétale, de reprendre sa place auprès de ceux qu’il a vocation à défendre, de "se retrouver" pour utiliser la formule qui donne son titre à l’ouvrage.

Principales retrouvailles : celle de la gauche - et singulièrement du PS - avec les valeurs qui sont les siennes depuis toujours et qui doivent continuer à l’inspirer.

Si le monde a profondément changé depuis l’invention du socialisme au XIXème siècle, "les valeurs et les repères à défendre sont les mêmes que ceux que nous défendions hier". La quête de l’égalité et de la liberté, la défense de la laïcité et la construction de la fraternité ne sont pas obsolètes. À l’heure où l’on "recherche l’avoir" et où l’on "oublie l’être", la promotion de ces valeurs par la politique peut redonner sens à la vie de chacun. Si la gauche a connu trois défaites consécutives à l’élection présidentielle c’est d’abord et avant tout parce que ces valeurs n’ont pas été portées assez haut. S’inscrivant dans la lignée de François Mitterrand, Martine Aubry fait sienne la formule de ce dernier : "Le devoir des socialistes est d’être présent et fidèle".

Titre du livre : Et si on se retrouvait...
Auteur : Martine Aubry
Éditeur : L'Aube
Collection : Hors micro
Date de publication : 21/08/08
N° ISBN : 2752604971
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6 commentaires

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Falconer

09/07/10 14:56
Ce n'est pas le "Disclaimer" ni le "Footer" qui me font rire, c'est le besoin d'expliquer que le "Footer" soit en bas de la page! Le foutage de gueule est dans le sous-estimation des capacités des Frogs modernes!
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romain deburgh

30/11/08 17:08
Bonjour, Il faut calmer Ségolène et sortir Vincent PEILLON du PS.Pourquoi ses tentatives répétées de putsch pour prendre le pouvoir comme 1er secrétaire alors que les instances nationales souhaitaient un ou une 1er secrétaire non présidentiable et V. PEILLON est responsable car trop opportuniste ! Je pardonne à Manuel VALLS car sa passion l’a dévoré.Bonjour sans vouloir remuer le feu et les braises bien ardentes de « Sainte Ségolène » :- Le 1er constat est qu’en guise de fraude « l’arroseuse », la « canonnière » s’est retrouvée bien arrosé, au final de 42 voix Martine AUBRY est passée à 102, pendant que Ségolène devant les médias prononcée sa non-défaite estimée à 50% et un peu plus et qu’elle persiste.- Le 2eme constat, c’est que Martine AUBRY est toujours rester discrète et en retrait de la scène médiatique pour ainsi conserver les intérêts du PS pendant que le clan de Ségolène s’est réserver la primeur de l’omniprésence audio visuelle pour détruire ses adversaires et s’affranchir des décisions du conseil national.- Le 3eme constat est que pendant que le clan de Ségolène continue à saborder le PS dans ses bases locales et nationales, puis de sa direction, en concomitance ils intègrent le même Conseil National du PS qu’ils détruisent et méprisent les militants des autres motions.Remarques : L'Hérault a la palme des absences de représentation au parlement Européen alors qu'est ce ça va être au Sénat, et il y a eu de la fraude dans ce département qui accusait le Nord, ses protagonistes ont déjà des ambitions dans les ministères ???Vincent PEILLON a la palme du retournement de veste et de la langue fourchue, sans son siège Européen il n’est rien : Demandez aux gens de la Somme. Martine je te supplie de rajeunir ce parti dans toutes ses bases locales et nationales, dans les sections aussi et de laisser à Benoît sa force : - Benoît HAMON est légitime dans les premiers rôles autant que pour son intelligence,- la jeunesse doit être triplée voir quadruplée, et la parité doit être respectée, - il faut intégrer le pouvoir de l’électorat de gauche pour ne pas limiter aux seuls militants le futur choix du candidat à la présidentielle de 2012 sinon catastrophe.Comment explique t'on la présence médiatique de Ségolène, Sarko la propulse t'elle ?Pourquoi François HOLLANDE n’est pas intervenu en interdisant aux différents candidats de se produire devant les chaînes de télévision avant la proclamation finale des résultats.Ségolène se fou des décisions du PS alors pourquoi reste t-elle, elle sait que le PS peut revenir le 1er parti d’opposition de gauche, elle ne peut vomir et manger les miettes !!! Elle doit ranger son hyper ego, car : - le PS c'est 1 % de l'électorat national de gauche seulement,- l'électorat de gauche ne veut pas de Ségolène,- elle a déjà eu sa chance, elle a perdu contre Sarko,- Ségolène est dans le show et dans la Com', mais trop peu d’électeurs la suivent ?- Ségo c'est la défaite assurée contre Sarko en 2012, c'est aussi une opposition absente jusqu'en 2017, la preuve que s’est ‘il passé durant les 3 dernières années. A bientôt et bon courage MartineJe connais le nord, Paris et le sud et je sais où sont les vraies valeursRomain


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Mazarin 2.0

27/11/08 06:44
Une fois passé le débat sur l'usage de l'anglais au lieu du français (merci Mister All Good) qui a peu à voir avec le livre de Martine Aubry, je me permets à mon tour un clin d'oeil : Aquilino doit jubiler de la nomination de la maire de Lille au poste de Première Secrétaire du PS, ne serait-ce que parce que son mentor aura tout fait pour barrer la route de son adversaire...
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Tatar

16/11/08 17:28
Les deux commentaires ("disclaimer et footer") me font me sentir un peu moins bête...
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Wingos

04/10/08 23:54
Cette histoire de "disclaimer" m'intrigue, pourquoi ne dites vous pas qu'il y a un "avertissement" en bas de page ? Je trouve votre formulation assez ridicule, je n'avais pas voulu faire de remarque jusqu'ici mais puisqu'il y en a qui s'énervent ;-)

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