Travail, emploi, relations sociales
L'open space m'a tuer
des Isnards Alexandre, Zuber Thomas
Éditeur : Hachette Littératures
216 pages
À lire ces tranches de vie, souvent drôles malgré leur effrayante vérité, on comprend mieux pourquoi les jeunes cadres sont aujourd’hui réputés désinvestis : le divorce avec l’entreprise semble consommé quand celle-ci exige de plus en plus de sacrifices personnels sans jamais donner le moindre signe de reconnaissance. Alors ils craquent, démissionnent du jour au lendemain, partent se vendre ailleurs, et se heurtent à des murs d’incompréhension à l’extérieur, où on ne voit vraiment pas de quoi ils pourraient se plaindre.
Dans la lignée de
Violence des échanges en milieu tempéré, film de Jean-Marc Moutout,
L’open space m’a tuer nous tend un miroir pour mieux lire les dérives d’une société qui prône la dictature du bonheur, tout en conservant une approche productiviste. Les résultats sont aujourd’hui bien connus, mais encore trop peu pris en compte : stress au travail, addictions aux technologies portables, frontière floue entre vie professionnelle et vie privée qui entraîne une perte de repères...
Cet essai témoigne de l’urgence d’un débat, et de la nécessité de donner la parole à ceux qui subissent au quotidien les échecs du système. D’une lecture facile et plaisante, il rend aux principaux intéressés le droit à la parole, et soudain les petites récriminations de chacun, qu’on chuchote entre deux portes, font grand bruit. À lire absolument, pour s’ouvrir les yeux, qu’on soit jeune diplômé, parent ayant le secret espoir de voir un jour son enfant devenir consultant, cadre d’une entreprise pratiquant encore le marché interne, ou tout simplement citoyen de cette société
1 commentaire
michele
C'est vraiment l'illustration parfaite du monde du travail et des cadres aujourd'hui.
Merci à Tifaine pour le blog de ce cadre effectivement décalé :
http://andreleblancs.unblog.fr
Qui m'a bien fait rire avec ces réflexions taciturnes 1 notamment;