On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Reste à juger de la structure de l’étude ici présentée. Siddiqa accorde sans doute un trop grand espace, dès son introduction, au "milbus", ce qui la conduit à des redites tout au long de son ouvrage. De même, estime-t-elle nécessaire de procéder à de longs récapitulatifs en fin de chapitre qui sont souvent inutiles pour qui souhaite lire l’ensemble de son texte. Sans nier l’apport novateur indéniable de l’ouvrage à la compréhension de la scène pakistanaise, on peut se demander si l’auteure n’aurait pu se contenter de deux ou trois longs articles qui lui auraient permis d’éviter ces écueils. Ses conclusions présentées sous cette forme n’auraient, il est vrai, pu autant attirer l’attention du public pakistanais, ou tout au moins d’une élite qui, néanmoins, demeure attachée aux privilèges d’antan.
Le Pakistan, à notre sens, ne constitue pas un Etat failli ; le mérite et la faute en reviennent au rôle très controversé de l’armée, laquelle n’a pas été à l’abri de la tentation d’apprentie sorcière. Et il est un thème de réflexion que Siddiqa se contente malheureusement de mentionner dans son chapitre 10 (qui constitue aussi sa conclusion) : la nécessaire étude, dans le contexte ici mentionné, de la montée du radicalisme islamiste en République islamique![]()
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