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L'existence même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité. 
Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux droits de l'homme

Les parents et l’école… un thème qui, en France, glisse fréquemment vers des jeux d’opposition tels que les "parents contre les enseignants" ou "la résistance de l’école face aux parents". Derrière une apparente relation anodine qui pourrait aller de soi, on trouve encore en effet les stigmates de plus d’un siècle d’histoire un peu troublée dont on n’est pas encore totalement sorti.
D’un côté, l’institution républicaine par excellence, forgée à la fin du XIXe siècle pour "arracher" les enfants aux affiliations religieuses ou régionales de leurs familles, et leur apprendre une culture et une langue commune. Avec en corollaire, l’idée que l’intervention des parents s’arrête peu ou prou là où commence celle du professeur. De l’autre, des familles qui, selon leur position sociale et culturelle ont entretenu un rapport ambivalent vis-à-vis de l’école. Un rapport fait à la fois de confiance et d’espérance pour une promotion sociale qui passait de plus en plus par la méritocratie du diplôme, mais aussi de méfiance et de désillusions pour une institution dont on se demande toujours si elle ne nous cache pas une partie des règles du jeu.
Certes, les doctrines officielles ont largement évolué depuis la fin des années 70. Désormais, les parents sont officiellement reconnus au sein de "la communauté éducative", de nombreuses instances éducatives (conseils d’école, conseils d’administration…) leur sont ouvertes et de toutes façons, qu’ils soient cajolés par les ministres ou sommés de mieux s’occuper de leurs enfants, leur rôle "éducatif" est pleinement reconnu. Le modèle de la porosité entre la sphère éducative familiale et la sphère éducative scolaire semble être devenu dominant.
Pourtant, les motifs de friction semblent encore importants. On dénonce ici les "consommateurs d’école" qui zappent entre public et privé, on souligne là le comportement stratégique des parents qui font jouer la concurrence entre établissements, on continue à noter ici que les pratiques pédagogiques favorisent toujours les "initiés", ceux qui sortent du sérail des catégories socio-culturelles déjà familières de l’univers scolaire…
Deux ouvrages ont été publiés ces derniers mois qui montrent deux facettes, parmi beaucoup d’autres , des visions des relations entre école et parents.
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