Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
À chaque innovation labellisée Google, les commentaires se cristallisent entre inquiétude et émerveillement. D’un côté se trouvent ceux qui saluent l’avancée technologique, qui se félicitent de voir les frontières du web repoussées encore un peu plus loin et qui observent, impressionnés, le géant américain prendre de plus en plus de place dans nos ordinateurs. De l’autre côté, les sceptiques qui se chargent d’endosser le rôle de sentinelle orwellienne et qui tirent la sonnette d’alarme en s’inquiétant de la main mise de Google sur nos activités informatiques et nos données personnelles.
Le lancement de la dernière mouture du moteur de recherche, Google Chrome, un navigateur Internet censé concurrencer l’Internet Explorer de Microsoft et le Firefox de Mozilla, a encore une fois fait vibrer la Toile entière et, comme à chaque fois, c’est bien Google le grand gagnant : impossible en effet de passer à travers l’annonce du nouveau produit
Une innovation technologique
Curieusement, Libération insiste sur les caractéristiques techniques du logiciel. On y apprend que "l’interface utilisateur rappelle le navigateur Opera", et, sur ecrans.fr, que "son atout, sa force de frappe, réside désormais dans sa capacité à se développer et à proposer des extensions, mais surtout à devenir une plate-forme d’applications." Et de se voir décrire avec force détails "un projet qui a bien su puisé dans les idées et composants de ses concurrents, et ouvre une nouvelle vision du navigateur, notamment dans l’idée d’un client multi-tâche".
Un pion dans la stratégie de Google
Pour ce qui de la qualité globale du produit, les analyses s’accordent à dire que si l’objet tourne bien, il n’offre au final rien de révolutionnaire. C’est bien plus son créateur qui fait parler : la stratégie de Google est décortiquée, décryptée, analysée et appréciée dans toutes les directions. Certains, comme le blog Transnet, soulignent les bienfaits de la concurrence dans un secteur longtemps dominé par Internet Explorer. D’autres, comme Rue89, s’interrogent sur le fait que Google empiète directement sur les plates bandes de Firefox, autre navigateur édité par Mozilla… société financée à 85 % par Google. Pourtant, pour Tristan Nitot, employé de Mozilla interrogé par le Journal du Net pour l’occasion : "Chrome est directement dirigé contre Internet Explorer et pas du tout Firefox. […]En tant que développeur d'application, c'est l'aspect moteur qui est essentiel pour Google."
4 commentaires
La rédaction
Anonyme
Ensuite, les citations du troisième paragraphe que vous semblez tirer d'un article de Libération n'y figurent pas. Après une recherche rapide sur internet, elle ne figurent sur aucun article en ligne !
Osiris
Moralité : achetez .... ou piratez, et fuyez les cadeaux !
Winston
De l'âge de l'uniformité, de l'âge de la solitude, de l'âge de Big Brother, de l'âge de la double pensée,
Salut!"