Aurélien Bellanger : "Un roman, c’est une longue succession de pages au hasard"
[mercredi 03 octobre 2012]



Dans cet entretien, mené par Rémi Mathis, Aurélien Bellanger revient sur l'écriture de son remarqué La Théorie de l'information (Gallimard) ("explorer les frontières du champ romanesque"), mais aussi sur son rapport avec Wikipédia, avec l'évolution du roman ou encore avec la numérisation des oeuvres. 

 

*Cet article est accompagné d'un disclaimer

 

NONFICTION.FR : On a beaucoup parlé de votre roman comme d’un des premiers romans "geeks". Mais il me semble que si votre roman est geek, ce n’est pas parce qu’il parle de l’informatique mais parce qu’il a assimilé plusieurs éléments et valeurs de cette culture. En particulier, la volonté d’élargir la notion de culture générale qui n’est plus forcément littéraire ou artistique mais intègre des éléments scientifiques, techniques ou populaires regardés auparavant avec indifférence, voire mépris.  
 
AURELIEN BELLANGER : Qu’est-ce que la culture geek, fondamentalement ? C’est l’idée qu’il faut privilégier, plutôt que les savoirs acquis, la capacité d’apprendre pour des occasions particulières, qu’il faut être capable de devenir à tout moment spécialiste de quelque chose. Mon idée était d’annexer des champs qui étaient nouveaux pour la littérature et d’aborder des choses qui étaient nouvelles pour le roman. Il se trouve que c’était les nouvelles technologies mais ce n’est pas parce que ce sont les nouvelles technologies que c’est geek, en effet.  

Par exemple, sans compétences préalables, je pense ne pas dire d’énormité sur l’histoire de la thermodynamique : écrire de la sorte permet de valoriser des apprentissages d’autodidactes, sans en avoir honte car, passé un certain niveau, il n’y en a pas d’autre : personne n’est spécialiste de tout. Or, bizarrement, le romancier a cette prétention. 
 

En particulier, l’usage que vous faites de Wikipédia a été commenté à plusieurs reprises. Il est pourtant très différent de celui d’un Houellebecq : Wikipédia ne vous intéresse pas comme écriture mais vous semblez l’utiliser comme un outil pour créer la chair même de votre intrigue. On vous voit presque passer d’un article de l’encyclopédie à un autre, comme si elle constituait pour vous le lieu d’une heuristique littéraire. 
 
Oui, ce n’est pas une écriture à la Wikipédia, je n’ai pas voulu tendre formellement vers ça, pas voulu faire un pastiche de son écriture. J’ai une formation universitaire un peu incomplète et ce travail sur les sources n’est pas forcément évident ; Wikipédia m’a permis de le tordre un peu selon mon caprice : quand j’avais besoin de renseignements sur un sujet, je savais que je les y trouverais. Dès que j’avais une idée, j’allais vérifier sur Wikipédia ou ailleurs parfois – Wikipédia est la métonymie d’Internet, c’est un Internet bien structuré – de lien en lien ça m’a permis d’apprendre plein de choses, de découvrir plein de choses en étant totalement libre : neuf fois sur dix j’ai tout coupé parce que ça n’avait aucun intérêt mais il y a plein de fois où j’ai trouvé le truc dont j’avais besoin. Cela a pu être au niveau de l’anecdote : sur la page Minitel de Wikipédia – qui s’est énormément enrichie soit dit en passant entre le début et la fin de l’écriture du roman – j’ai découvert la procédure TACATACATA qui consiste à composer des numéros en appuyant plusieurs fois sur la touche connexion/fin. Ça je l’ai mis dans mon bouquin mais ce n’est pas central. Par contre, quand j’ai découvert sur Wikipédia qu’une société avait commercialisé un minitel avec à l’intérieur la carte mère d’un ZX81, c’était intéressant car narrativement, je ne savais pas comment faire évoluer mon personnage : il était sous-équipé par rapport aux autres garçons de sa classe et d’un coup je lui faisais acheter ce machin, ce qui permettait de le suréquiper. Là, Wikipédia m’a permis d’inventer une péripétie. 
 

Vous n’aviez pas une vision claire et définitive de là où allait le roman ? Cela s’est-il construit au fur et à mesure ? 
 
Ça dépend vraiment, oui. Je suis un peu un lecteur compulsif de Wikipédia, quand je suis insomniaque, je fais le raccourci clavier pour obtenir une page au hasard pendant des heures et je voulais que mon bouquin ressemble à ça. J’aime bien certaines critiques négatives que j’ai en ce moment qui disent "Je ne vois pas l’intérêt de mettre 22,5 euros pour lire Wikipédia" : je voulais précisément qu’il y ait ce côté catalogue de technologies, que mon roman donne, en apparence, cette impression. Qui est en fait fausse, car mon roman n’est pas une marche au hasard. Mais c’est un horizon littéraire possible. Je voulais, quelque part, explorer les frontières du champ romanesque. Et l’une de ces frontières, c’est justement l’existence de cet énorme monument de texte qu’est Wikipédia. 

Il existe un grand mythe post-littéraire : c’est celui de la Bibliothèque de Babel, dans la nouvelle de Borges. On découvre là, et ce fut, quand j’ai découvert ce mythe, une révélation effarante, qu’il n’y a pas de littérature d’invention et uniquement de la littérature de sélection  - car, pour résumer l’argument de Borges, toutes les combinaisons de lettres qui forment des livres existent : il existe un résumé de la bibliothèque comme un livre expliquant que ce résumé est faux. Tout livre existe dans cette sorte de paradis platonicien des livres. La théorie de l’information me préexiste, de toute éternité.  Wikipédia, en exagérant beaucoup, c’est quelque chose de cet ordre. Mon rôle en tant que romancier, c’est seulement d’inventer un parcours singulier à travers cette montagne d’information. Un roman, c’est une longue succession de pages au hasard. 

Sauf qu’en fait, cela n’est pas vrai. C’est là une vision théorique. De temps en temps, je disparais, en tant qu’auteur, dans l’océan mécanique des hyperliens, mais neuf fois sur dix j’avais bien une idée derrière la tête, je voulais suivre mon fil narratif qui était avant tout de décrire l’âme de Pascal Ertanger. Je n’avais pas de visée théorique extérieure à cela. Je suis content qu’apparaisse ce que vous décrivez parce que c’est ce que je cherchais, pour une part : cette liberté éparse de catalogue infini. Mais j’espère qu’à la troisième partie, le plan du livre, beaucoup plus réfléchi, apparaisse soudain. L’image que je préfère pour décrire cela, c’est celle de la moissonneuse-batteuse, cette machine énorme qui a un spectre gigantesque… sauf qu’elle ne sert qu’à ramasser des tout petits grains de blé. C’est pareil pour mon roman, qui semble énorme, qui semble partir dans tous les sens mais qui n’a qu’une seule fonction, décrire l’âme du personnage principal.  

La seule idée à laquelle je me suis tenu du début à la fin, c’est de décrire le prototype d’un nouveau type de croyant qui croyait à l’avènement des machines, à l’information comme théorie religieuse. L’ensemble devait être un énorme catalogue de preuves, sans donner pour autant de détails "dogmatiques" sur la théorie sous-jacente. 
 

N’est-il pas paradoxal d’écrire un roman qui se place dans le temps long d’un changement complet de société sans que la forme même de votre ouvrage participe de ce travail ? Est-ce qu’on ne peut pas penser que le roman (tel qu’on le lit aujourd’hui) est une forme des XIXe-XXe siècles qui vit ses derniers feux, une forme historiquement marquée ?
 
Oui, c’est une vraie question. Je remarque déjà que, malgré la mode des blogs vidéo il y a quelques années, internet est un média de l’écrit, où l’écrit triomphe. Sur le grand réseau social actuel, Twitter, il n’y a que des mots. Donc, oui, sans doute, j’ai fait un roman du XIXe siècle dans le sens où il est classique, avec toutefois un côté "tout est permis" : je me donne le droit de faire de l’essai, de la théorie, etc. C’est ce qui est important dans le roman, c’est que c’est le seul endroit où agréger des discours contradictoires. 

Je tiens donc à cette forme. À l’inverse, on m’a récemment reparlé des "livres dont vous êtes le héros" : c’était sympa mais je ne vois pas l’intérêt, je suis pour que la littérature soit intimidante, je veux que la façon dont il a décidé que ça se déroulerait soit la façon dont ça se déroule. Il y a une nouvelle de Borgès, Le Jardin aux sentiers qui bifurquent, qui raconte l’histoire d’un livre où toutes les pistes narratives sont ouvertes et, au final, il est illisible, c’est un chef-d’œuvre raté. C’est important qu’il y ait ces contraintes. 

Mais j’ai dernièrement discuté avec une personne qui faisait des livres augmentés et ça m’a rassuré car il disait qu’il fallait que l’expérience soit le moins possible disruptive, qu’il fallait que ça demeure une expérience de lecteur. C’est sûr que la guerre de l’attention est ouverte et j’en suis la première victime, je n’ai jamais aussi peu lu de roman que depuis que j’ai une connexion wifi performante chez moi ; il peut y avoir de fausses victoires éphémères mais il me semble important que la lecture se maintienne comme activité. Après, le bon côté est que la concurrence est telle que ça ne peut rendre que la littérature meilleure. Ce sera peut-être la fin d’un certain formalisme autosatisfait, celui des éditions de Minuit par exemple. Ce qui marche actuellement, c’est le polar, ce n’est pas un hasard. Il va falloir être réactif mais le roman reste solide.  


La même question se pose en ce qui concerne les personnages de votre roman : Pascal Ertanger est un héros stendhalien qui marche dans une direction unique, dans un monde qui n’existe que pour lui. En ce sens, c’est un contraste complet avec le vrai monde de l’internet où une personne seule ne peut rien faire, bien que les médias et storytellers continuent à mettre en valeur de grandes figures héroïques : on veut croire qu’Apple repose sur Steve Jobs ou Wikipédia sur Jimmy Wales et non sur 2000 ingénieurs, sur des millions de contributeurs autogérés. 
 
Oui, le côté XIXe avec fresque m’intéresse toujours… et faire un bon roman polyphonique serait compliqué. Sans doute suis-je contradictoire dans cet aspect car le modèle du héros solitaire a tendance à s’effriter devant un modèle de type fourmilière. On clos l’humanisme de la Renaissance, ou en tout cas le romantisme. Mais d’un côté romanesque, c’est difficile. Le roman est vraiment lié à la définition de personnages. J’ai essayé de déplacer l’angle en parlant des idées de mon personnage comme allégoriques de quelque chose. C’est aussi une contrainte que je m’étais placée dans le début, je voulais que ce soit un parcours d’entrepreneur, solitaire, quasiment à la Sulitzer, un roman "libéral". 
 

La polémique sur les nouveaux supports du livre et, partant, les innovations touchant sa forme, trouve peut-être là à se nourrir. Wikipédia est par nature le lieu du lien, c’est une forme ouverte où le lecteur invente sans cesse son propre parcours. Tout le contraire du roman comme œuvre fermée, du livre comme pli, comme parcours unique préétabli par la volonté de l’auteur. Votre livre n’est-il pas un moyen pour le roman traditionnel de dompter symboliquement ces nouvelles formes ? 
 
Oui, sans doute. Par exemple, en exergue d’un chapitre, j’ai placé une phrase traduite de manière automatique par Google Translate en 2008 et je n’ai pas voulu le refaire en 2010 ou 2011, alors que la traduction aurait été bien meilleure, car j’aime bien cette idée de stopper le flux et d’en prendre une photo. Je ne suis pas réactionnaire sur les technologies, je ne suis pas un militant du papier, mais je m’inquiète d’une chose. Le roman, pour moi, a émergé de manière tout à fait accidentelle comme forme d’art sur un objet technique et économique (le codex) et il y a adéquation parfaite entre la manière de stocker deux cents pages d’information et la forme du roman. Et cette adéquation, avec l’arrivée des liseuses, du livre électronique, risque d’être perdue. Ce n’est pas grave pour le livre électronique, je ne suis pas du tout pour le livre papier mais, en revanche, j’aimerais bien qu’on conserve la forme roman. Internet, Wikipédia, c’est une suite de 0 et de 1 où n’importe qui peut venir réécrire des petits bouts. Le roman, c’est une suite de 0 et de 1, mais où personne n’a le droit d’y toucher. L’unique définition de la littérature, c’est cette situation historique compliquée qui a vu apparaître l’auteur ; et l’auteur est celui qui a autorité sur cette suite de 0 et de 1. Je pense que cette autorité est quelque chose de précieuse. Du coup, je suis un farouche adversaire du roman augmenté. 
 

Vous pensez à l’ajout de vidéo, d’interactions avec le lecteur, mais un roman est aussi (et a toujours été plus ou moins) augmenté par le remix, la citation, le clin d’œil, la collaboration : est-ce que l’auteur est vraiment seul et est seul à devoir avoir des droits sur son œuvre ? 
 
Laissez-moi établir une comparaison avec le monde de l’art. Quand on est passé du tableau, de la toile, à l’installation d’art contemporain présentée dans un musée, on a perdu quelque chose. Dans un musée, ça crie beaucoup plus fort que c’est de l’art mais cela a besoin de beaucoup plus d’instances légitimantes autour. Un tableau, même une croûte, vous pouvez le toucher. L’art contemporain, il faut des commissaires autour pour dire que c’est de l’art, il faut que l’État crée des lieux pour dire que c’est de l’art, il faut des énormes structures autour. On avait un assez bon outil, le tableau, et on a réussi à le casser. Je n’ai pas envie qu’on fasse la même chose avec le roman. J’aime juste cette idée qu’on a ces 700 000 caractères, on en fait ce qu’on veut mais on les laisse tel quel, sans les illustrer, sans mettre de liens internet dedans : c’est tout pour quoi je milite. 

Après, il y a le marché de l’attention, j’en suis très conscient, mais justement, dans ma volonté encyclopédique, si je cite tant Wikipédia c’est que je me dis aussi, si l’information est dans le bouquin, les gens n’iront pas la chercher ailleurs : il n’y a pas besoin de faire du factchecking sur son smartphone parce que je dis déjà tout.  
 

Votre roman paraît chez Gallimard, dont le statut est sans doute assez représentatif des évolutions passionnantes que l’on vit actuellement. Alors qu’il jouit d’un grand prestige dans le monde littéraire traditionnel, il s’est vu très rapidement affublé, à tort ou à raison, d’une réputation toute contraire dans le monde numérique, au point de constituer aujourd’hui le parangon de l’éditeur arquebouté sur les habitudes anciennes et pesant de tout son poids social pour modeler les nouvelles pratiques selon ses intérêts commerciaux. Comment se situe un écrivain qui chante la prise de risque entrepreneuriale par rapport à cela ? 
 
J’ai été libraire longtemps et je suis très content d’être parti avant que ce bruit de fond, cette inquiétude obsédante apparaisse. Le livre électronique ne pèse encore rien mais tout le monde est terrorisé. C’est vrai que je voulais par fétichisme participer à une rentrée littéraire avec un livre sur papier. Je suis content que ça paraisse à une époque où cet événement de la rentrée littéraire existe encore car c’est comme ça que j’ai rêvé d’être écrivain. On dit qu’on trouve naturelles les technologies qui ont émergé avant nos 10 ans, qu’on travaille aisément dans celles qui ont émergé avant nos 20 ans, et qu’on ne raccordera jamais complètement celles qui ont émergé après nos 30 ans : j’ai donc cette chance d’être d’une génération charnière… Je serai, je pense, toujours entouré de livres papier.  

Être édité chez Gallimard, c’est cohérent avec mon parcours de 0 à mes 32 ans, en tout cas. Est-ce que ce sera cohérent de mon parcours de 32 à mes X ans, c’est à eux de me le prouver. Mais je n’ai pas envie de rentrer dans un débat car c’est tellement compliqué. Le secteur va être bouleversé, oui. Dans tous les cas, je pense que le modèle économique d’un auteur qui ne veut pas forcément faire des best-sellers mais avoir des revenus réguliers reste atteignable, que ce soit sur papier ou pas. 


Finalement, votre roman pose de multiples façons la question de la définition de la modernité. Étant souvent critique, voire sceptique, devant l’emploi de cette notion, il m’a semblé très intéressant que vous la complexifiez singulièrement : l’histoire du Minitel est à cet égard passionnante car on a loupé le coche en croyant être moderne trop tôt… 
 
Oui, il y a une fausse modernité et les choses sont souvent plus complexes que ce que l'on croit ; il est d’ailleurs intéressant de voir que le Minitel longtemps moqué est désormais revalorisé en tant que grand programme étatique. On a aussi vécu cela dans le domaine intellectuel où on a longtemps cru que la résolution de la théorie lacanienne dans les mathématiques était le summum de la modernité. C’est pour cela que j’ai voulu que le roman se passe en France : ça aurait pu se passer aux États-Unis mais, en France, avec ce rapport névrotique à la modernité, tout a un cachet plus étrange, cela rajoute des ombrages sur ma démonstration qui aurait pu, sinon, être froide. Je n’ai pas du tout un discours décliniste mais ce statut d’ancienne grande puissance est difficile à gérer, il y a un mélange d’amour et de haine envers son propre pays, qui s’exprime de multiples manières.  

Je suis allé en Algérie il y a quelques années et y avais découvert que la langue de la téléphonie mobile c’est le français alors qu’en France, c’est l’anglais. Il y a un rapport post-colonial assez intéressant dans tout cela. Je n’ai jamais aussi bien compris les Trente Glorieuses en France qu’en Algérie, où l’on peut revoir ce passage à la modernité de manière brusque. C’est paradoxalement plus facile de voir la modernité dans ce contexte que dans la Silicon Valley, où on est trop plongé dedans. La Théorie de l’information est du coup un peu uchronique, je déplace le lecteur dans l’espace et dans le temps, ce qui permet que les choses prennent du relief. 
 

En tant qu’historien du jansénisme, je ne peux m’empêcher de finir en vous posant la question de la présence de Pascal dans le roman. Le jansénisme est précisément le modèle d’une pensée qui peut sembler – anachroniquement – le summum de la modernité ou le pire intégrisme réactionnaire, selon l’angle adopté par le lecteur. Or, votre héros se prénomme Pascal, cherche à acheter une pascaline, est un inventeur et entrepreneur qui vit une crise mystique… 
 
Oui, je ne sais plus où j’ai lu ça, l’idée que les branchés d’aujourd’hui auraient été jansénistes au XVIIe siècle. En ce qui concerne le prénom, je voulais surtout que ce soit réaliste donc j’ai cherché les prénoms les plus courants en 1967 et j’ai trouvé Pascal. Mais la clef et le lien avec Blaise Pascal sont évidents. Quand j’ai vu mon éditeur la première fois avec mon manuscrit, je lui ai dit : "Le personnage principal est à la fois Xavier Niel et Pascal". Ce qui m’intéresse est que derrière la pascaline, il y avait un véritable modèle économique : il ne s’agit pas comme on l’a souvent dit d’un simple essai sans avenir destiné à aider son père. 

Pascal parle d’ailleurs dans les Pensées d’un "discours de la machine". Ce type qui fabrique des machines et qui vit une crise mystique, j’ai voulu rendre ça contemporain et créer quelqu’un qui en vient à adorer des machines, comme un dieu d’horloger, un dieu implacable janséniste.

 

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