La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Bientôt de nouveaux résultats !

Au service de la guerre des idées ! [14/06/09]

 

Stephen Boucher et Martine Royo récidivent avec une nouvelle édition de leur ouvrage consacré aux think tanks et intitulé "Les think tanks : cerveaux de la guerre des idées". 

Ouvrage publié pour la première fois en 2006, les auteurs fournissent une deuxième édition plus étoffée comme le précise Stephen Boucher dans une interview réalisée pour Nonfiction et l'Observatoire Français des Think tanks :

 
 

 

Vous venez de publier la 2ème édition de l'ouvrage "Les think tanks, cerveaux de la guerre des idées". Quelles sont les nouveautés par rapport à la première édition parue en 2006?

Principalement des présentations plus nombreuses de think tanks, plus d’interviews de personnalités et d’exemples d’influence des think tanks, pour renforcer tant les analyses politiques (mises à jour) que le caractère pratique et informatif de l’ouvrage. Nous avons inséré plusieurs tableaux présentant certains des think tanks les plus influents. Au total, plus d’une centaine de think tanks dans le monde sont présentés au fil de l’ouvrage.

 

 

Comment peut-on expliquer la grande différence d'utilisation de ces laboratoires d'idées entre la France et le Royaume-Uni ou les Etats-Unis?

Les raisons sont multiples. Elles ont trait à la place de l’Etat dans ces régimes très différents, à la conception que les partis ont de leur rôle, mais aussi à la contribution de la philanthropie privée à la vie publique. Sur ces trois dimensions essentielles, on mesure aisément que la place pour une réflexion politique organisée mais non institutionnalisée est plus limitée en France qu’au Royaume Uni et certainement aux Etats-Unis. Mais la France rattrape son retard. Les décideurs politiques et économiques comprennent petit à petit le rôle que peuvent jouer ces “laboratoires d’idées”, ce qui leur crée de l’espace. Ceci dit, je doute qu’on aboutisse jamais à une situation identique à celle des Etats-Unis, les différences sont trop importantes.

 
 

 

Comment voyez-vous évoluer la situation dans les années à venir?

Parlant de la France, je pense, et souhaite, une plus grande qualité des recherches, pertinences des propositions et capacité de communication.  Je pense aussi que l’on va continuer à assister à l’apparition de nouvelles initiatives, en même temps qu’une rationalisation. Les moyens ne sont pas suffisants pour soutenir une multiplicité de petites boutiques qui ont peu d’influence. Or c’est largement encore la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui la plupart des organisations.

 

Une courte synthèse de l'ouvrage est disponible sur nonfiction, pour une synthèse plus longue, vous pouvez vous rendre sur le site internet de l'Observatoire Français des Think tanks à l'adresse suivante : http://www.oftt.eu/tribune-libre/article/les-think-tanks-cerveaux-de-la-guerre-des-idees  

 

Sélim ALLILI

Président de l'OFTT