Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
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Après des études de lettres modernes, de philosophie et de sciences politiques, Camile Renard a entamé une thèse de science politique à Paris-II et à l'École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur l'épistémologie de l'esprit du temps à partir de l'interaction entre l'autofiction littéraire et l'individualisme contemporain.
Journaliste pour différentes publications du Conseil général de la Seine-Saint-Denis depuis 2005, elle collabore depuis septembre 2009 à France culture ("Radio libre" d'Ali Baddou en 2009, productrice de "Lumières d'août" à l'été 2010, collaboratrice pour "La Grande Table" depuis septembre 2010...). Elle coordonne le pôle littérature de nonfiction.fr.