Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Nathalie Heinich est sociologue, directeur de recherche au CNRS.
Outre de nombreux articles dans des revues scientifiques ou culturelles, elle a publié des ouvrages portant sur le statut d'artiste et la notion d'auteur (entre autres La Gloire de Van Gogh. Essai d’anthropologie de l’admiration, Minuit, 1991 ; Du peintre à l’artiste. Artisans et académiciens à l’âge classique, Minuit, 1993 ; Être écrivain. Création et identité, La Découverte, 2000 ; L’Élite artiste. Excellence et singularité en régime démocratique, Gallimard, 2005) ; l'art contemporain (entre autres Le Triple jeu de l’art contemporain, Minuit, 1998) ; la question de l'identité (entre autres États de femme. L’identité féminine dans la fiction occidentale, Gallimard, 1996 ; L’Épreuve de la grandeur. Prix littéraires et reconnaissance, La Découverte, 1999) ; l'histoire de la sociologie (entre autres La Sociologie de Norbert Elias, La Découverte, coll. Repères, Ce que l'art fait à la sociologie, Minuit, 1998 ; La Sociologie de l'art, La Découverte, coll. Repères, 2001 ; La Sociologie à l’épreuve de l’art. Entretiens avec Julien Ténédos, Aux lieux d’être, 2006 [vol. 1], 2007 [vol. 2] ; Pourquoi Bourdieu, Paris, Gallimard, 2007).