Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Après ses études à Grenoble et à Paris, Gilles Costaz travaille dans l’édition (Belfond, Mémoire du Livre) et surtout dans la presse. D’abord critique littéraire, il devient critique de théâtre à partir de 1982, au Matin de Paris. Il a présidé le Syndicat de la critique de théâtre, de musique et de danse. Actuellement, il collabore aux Echos, à Politis, à L’Avant-Scène Théâtre, au Magazine littéraire, à Paris-Match et à Le Masque et la Plume (France-Inter) ; il est conseiller pour les articles sur le théâtre aux éditions Larousse et préside l’association qui publie Ubu/Scènes d’Europe. Auteur de quelques livres, il a aussi écrit pour la scène (Le Crayon, Retour à Pétersbourg). Depuis 2008, il écrit sur les livres de théâtre à nonfiction.fr.