Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Bientôt de nouveaux résultats !

Écrivain et traducteur, Arthur Goldhammer a traduit une centaine de livres du français, y compris des ouvrages de Jean Starobinski, Georges Duby, Jacques Le Goff, Gaston Bachelard, et Émile Zola, ainsi que le chef-d'oeuvre d'Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Il est membre du Center for European Studies de Harvard University, où il dirige le séminaire pour professeurs invités. Il fait partie du conseil de rédaction de la revue French Politics, Culture, and Society. Il est chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres et récipiendaire de la médaille de Vermeil de l'Académie Française. Le Prix de la Traduction Florence Gould (French-American Foundation) lui a été décerné trois fois. Il écrit par ailleurs sur l'histoire et la politique françaises et américaines et est en train d'écrire un livre sur le destin de la démocratie en Amérique depuis Tocqueville. Il tient également le blog "French Politics".