Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Directeur de recherches au CNRS au Centre d'études santé mentale, psychotropes et société (Université Paris-Descartes, CNRS, INSERM), Pierre-Henri Castel travaille sur l’épistémologie de la médecine mentale (des neurosciences psychiatriques à la psychanalyse), l’histoire des pathologies mentales et les problèmes anthropologiques qu’elles soulèvent.
Il intervient dans un service de psychiatrie, au CHS de Ville-Evrard. Il est également psychanalyste à Paris, membre de l’Association lacanienne internationale, où il anime un séminaire de psychanalyse et d’épistémologie.
Il est docteur en philosophie (EHESS) et docteur en psychologie (Paris 13). Il a publié La Querelle de l'hystérie (PUF, 1998), Introduction à L'interprétation du rêve de Freud : Une philosophie de l'esprit inconscient (PUF, 1998), La métamorphose impensable : Essai sur le transsexualisme et l’identité personnelle (Gallimard, 2003), À quoi résiste la psychanalyse ? (PUF, 2006, prix Dagnan-Bouveret 2007 de l'Académie des Sciences Morales et Politiques). Il a dirigé Freud : Le moi contre sa sexualité (PUF, 2003) et postfacé La preuve & autres textes de Bion (Ithaque, 2007).
Depuis octobre 2007, il est critique de psychologie et de psychanalyse au portail des livres et des idées, nonfiction.fr