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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Sursis pour Amazon.fr
[mardi 11 mars 2008 - 10:00]
Amazon.fr vient d'obtenir, selon Livres Hebdo, satisfaction auprès de la cour d'appel de Versailles. Le site Internet avait été condamné le 11 décembre dernier  à ne plus livrer gratuitement les livres qu'il vendait. Il avait été attaqué en justice par le Syndicat de la librairie française au motif que cette livraison gratuite constituait une entorse à la loi Lang, qui impose un prix minimum à la vente de livres, fixé par l'éditeur. Cette condamnation obligeait l'entreprise à renoncer immédiatement aux frais de ports gratuits, même si appel avait été fait, ou de verser 1 000 € par jour en astreinte si elle décidait de passer outre.

Cette décision de justice ne revient pas sur le fond du problème, qui sera jugé en cour d'appel le 9 octobre prochain, elle s'appuie uniquement sur un défaut de procédure : "le SLF a en effet attaqué uniquement Amazon.fr, filiale et simple prestataire de service d’Amazon EU, société luxembourgeoise propriétaire du site français et véritable décisionnaire, a estimé la cour d’appel de Versailles".

> sur ce sujet, voir le billet de François Bon, écrivain et animateur du site publie.net.

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crédit photo : library_mistress/flickr.com
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4 commentaires

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somni

13/04/08 19:23
Si d'aventure la cour d'appel décidait que la livraison gratuite constitue une violation de la loi Lang, ou que la cour de cassation, éventuellement saisie, confirmait une telle interprétation, il faudrait alors d'urgence modifier la loi Lang...
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camargue30

13/04/08 15:48
Le SLF agit comme beaucoup trop de "citadelles". Comme beaucoup d'autres organisations de commerçants, il prône la liberté de concurrence, mais pas pour ses adhérents.
j'espère qu'en octobre, la Cour d'Appel rendra un arrêt conforme et dira que la livraison gratuite ne constitue en rien une violation de la loi Lang.
En effet, que ce soit Amazon ou d'autes, ils vendent les livres au prix imposés et pratique une remise de 5ù (maxi autorisé).
La gratuité des frais de livraison est constitutif d'une réduction de marge.
D'ailleurs, le libraire de quartier en fait tout autant, il ne répercute pas dans son prix de vente (celui-ci lui étant imposé par l'éditeur) les frais de livraison qu'il paie à son répartiteur!!!!
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Bigcat

18/03/08 11:27
Tout à fait d'accord avec Phiros. Pour ma part l'absence de frais de port favorise l'achat d'impulsion de livres que je n'aurais probablement pas acheté en librairie…
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Phiros

12/03/08 11:13
La vente en ligne n'est pas une exclusivité d'Amazon.
La FNAC vend aussi des livres "Livraison gratuite".... et aussi des livres au tirages épuisés, indisponibles. La FNAC est un réel concurrent des libraires avec ses boutiques.
Amazon et ses partenaires vendent sur le Web.

La vente en ligne est une nouvelle forme irréversible de marché.
Le libraire conseil, les animations littéraires sont souvent réservés au grandes villes et aussi presque exclusivement au territoire français. Cela ne concerne pas tous les publics.
La vente en ligne a développé un marche inexistant.

Elle augmente, pour des lecteurs, des possibilités d'accès aux livres qui n'existaient pas et pour des auteurs un moyen pour se faire connaître.
L'Internet est un support qui permet d'étendre l'accès au monde littéraire. Nous devons nous en réjouir.

La régulation d'un marché, ne signifie pas une opposition aux initiatives, aux nouveautés.

Amazon, FNAC, sont qu'une forme de vente en ligne de première génération. Le marche du livre va être bouleversé par d'autre innovation en ligne qui vont dépasser le principe de la gratuité de port.

Les libraires doivent se préparer. Le libraire ne doit pas attendre uniquement des « aides ». Le petit libraire doit aussi innover, remettre en question sa diversité de communication et de commercialisation.

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