Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS. 
Jacques Julliard, entretien à nonfiction.fr

La vie : naturellement interactive
La biodiversité, c’est nous et tous les organismes dont nous sommes tributaires : tout ce qui vit sur Terre, dans l’eau, dans l’air, à la surface du globe et sous terre, à côté de nous et en nous , sachant que, ajoute l’astrophysicien Hubert Reeves , "ce ne sont pas des juxtapositions inertes mais de constantes interactions entre eux, entre eux et nous. Ce sont ces interactions qui pérennisent la vie". Au sens de la Convention sur la diversité biologique (CDB) ce sont aussi les patrimoines génétiques et culturels, les savoir-faire autochtones et tout "service" éco-systémique.
L’ère des explorateurs –avec une double casquette, scientifique et marchande ?- est loin d’être terminée. Il reste tant à découvrir et comprendre. Mais plus encore que d’arriver à la connaissance totale, rêve faustien, le défi véritable est celui de l’éthique : ce que l’on fait/fera de chaque "avancée" vite, parfois trop vite, déclinée en techno ou en money-money. Instrumentalisée, financiarisée ; et le rêve peut virer au cauchemar![]()
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Hommage à Alain Ruellan
Au même titre qu’on sait reconnaitre et comprendre une plante et un animal, apprendre à connaitre et comprendre un sol, dans la plénitude de ses fonctions, mériterait d’être ériger en priorité. La "Terre" est connue … le sol ne l’est pas, déplorait en fin connaisseur, Alain Ruellan . Décédé cet été, il savait comme personne l’appréhender et en parler, sous tous ses angles, et toutes latitudes… Son père, géographe en mission au Brésil a contribué au choix du lieu d’implantation de la (nouvelle) capitale, Brazilia. La vue de ce paysage, avant/après, s’est fichée dans sa mémoire. Sans doute son intérêt pour la gestion durable des sols s’enracine-t-il dans cette expérience peu banale . Son leitmotiv : "Le sol n'étant pas ou très peu enseigné aux enfants et aux étudiants, les citoyens n’en ont finalement qu'une vision très réductrice, le plus souvent. Attention, beaucoup de ceux qui, maintenant, s’intéressent aux sols, ne les appréhendent pas encore de manière globale, se limitant trop souvent à leurs seules préoccupations (érosion, taux de matières organiques, teneurs en sels solubles et en métaux lourds...). Le sol est un milieu naturel, un corps naturel complexe, qu'il faut apprendre à découvrir, à considérer, à comprendre par le regard et par le toucher. Ceci devrait être enseigné, dès l'école primaire."
Il aimait à rappeler que le mot terre (le sol, en fait) et le nom du premier humain dans la Bible (Adam) ont une étymologie commune, comme pour souligner combien leurs destins sont liés. N’oublions ni cet homme, ni sa sagesse.
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