La phrase

Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS.

Jacques Julliard, entretien à  nonfiction.fr

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Biodiversité, biopiraterie : une histoire au long cours...
[mercredi 19 septembre 2012 - 14:00]
Environnement et développement durable
Couverture ouvrage
La malédiction Lapérouse (1785-2008) : Sur les traces d'une expédition tragique
Éditeur : Omnibus éditions
1 132 pages / 28 € sur
Résumé : La biodiversité, priorité de la Conférence environnementale. Et du 13 au 26 septembre l’exposition d’automne du Sénat célèbre Bougainville, Lapérouse, avec force plantes et livres dans l’Orangerie du Luco. Embarquez…
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Quelle biodiversité ?

Les premiers échantillons amazoniens embarqués par Bougainville furent acclimatés tout d’abord dans l’Océan Indien, sur l’Ile de France (aujourd’hui, Ile Maurice), où firent escale les deux navires avant de rentrer en Europe, en 1769. Un acte de bio-piraterie, dirions-nous aujourd’hui, dont la variété de nos jardins actuels –et donc, une part du business de nos pépiniéristes- découle.  

La sauvegarde de la biodiversité est à l’ordre du jour  , tandis que la bio-piraterie tombe sous le coup de Protocoles internationaux  , comme celui de Nagoya  ) Nos parlementaires ont à ratifier et transcrire prochainement ce Protocole . Sans oublier, en 2013, une loi-cadre sur la biodiversité, à l’aune de la conférence environnementale qui doit en faire émerger les objectifs et les méthodes  

La France et le Papyrus d’Egypte

L’exposition d’automne du Sénat arrive fort à propos. Elle rappelle, outre l’aventure des plantes de nos jardins liée aux expéditions de l’époque de Bougainville, un épisode fameux, dans les Annales du jardin du Luxembourg : en effet, d’après The Oxford Handbook of papyrology  , les papyrus Egyptiens actuels seraient les descendants d’exemplaires "ressuscités" grâce à la fonction conservatoire du Jardin du Luxembourg. "Disparu du Nil au début du XIXe siècle faute d’y être cultivé, le papyrus aurait été réintroduit en Egypte grâce à l’envoi en 1872 de 12 plants offerts au musée du Caire par le Jardin du Luxembourg". C’est ainsi que "le destin du papyrus égyptien a croisé celui du Jardin du Luxembourg", indiquent pudiquement les services culturels du Sénat   sans préciser les conditions dans lesquelles la France est entrée en possession de ces exemplaires… La bio-piraterie aurait-elle incidemment "du bon" !? Ce qui est sûr, c’est que la coopération, en société comme dans la nature, est plus prodigieuse que la razzia. René Dubos  , l’un des pionniers de l’écologie scientifique   mentionne dans Le Flambeau de la vie  , combien les phénomènes collaboratifs, dont la symbiose   caractérisent plus l’évolution que la loi du plus fort (dite "loi de la jungle"), n’en déplaise aux darwiniens de tout poil. La nature fournit moins d’exemples de compétition, au sens belliqueux du terme, que d’associations créatives -moteur principal de l’adaptation- soutenait ce chercheur franco-américain de l’Institut Rockfeller, microbiologiste du sol et inventeur du premier antibiotique (grâce à une bactérie du sol, justement !).

Michèle BERNARD-ROYER
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Titre du livre : La malédiction Lapérouse (1785-2008) : Sur les traces d'une expédition tragique
Auteur : Collectif, Dominique Le Brun
Éditeur : Omnibus éditions
Collection : Dictionnaire & Documents
Date de publication : 30/11/99
N° ISBN : 978-2-258-09096-5
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