La phrase

L'univers de mes livres s'est forgé à partir d'une réflexion sur l'apocalypse traversée par les humains durant le XXe siècle, dont ils ne se sont pas sortis et dont je crois à présent qu'ils ne se sortiront jamais. L'échec de la révolution, les génocides, la Shoah, les guerres permanentes, le péril nucléaire, les camps, sont une donnée fondamentale de l'histoire contemporaine. Les écrivains post-exotiques mettent en scène des personnages qui vivent à l'intérieur de la catastrophe et n'ont aucune raison d'imaginer qu'un extérieur existe.

Antoine Volodine, prix Médicis 2014, Entretien au Magazine littéraire, septembre 2010

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P(l)ages féministes (8)
[mercredi 25 juillet 2012 - 00:00]

On a l'habitude de décrire l'histoire du féminisme en plusieurs vagues. Sylvie Duverger, aidée par des critiques de nonfiction.fr, est allée rencontrer quelques-un-es des actreurs-trices contemporain-es du féminisme. Cet été, nous vous proposons de découvrir, au fil des semaines, comment ces vagues se couchent sur leurs p(l)ages...

Nous voici arrivés à la fin de l'été et  notre voyage se termine. Bien trop court, nous espérons vous emmener rapidement à la découverte d'autres p(l)ages féministes. Cette semaine, notre dernière étape est un quatrième épisode de la Petite histoire du féminisme de Sylvie Duverger. Elle y plaide pour une société sans viol, en nous rappelant les grands moments de la législation qui défend les femmes des violences commises à leur encontre. En effet, ras le viol!

Et si vous aviez envie de prolonger vos vacances en vous embarquant pour une p(l)age qui décoiffe? Dévorez la passionnante interview que la cinéaste et photographe Emilie Jouvet a bien voulu accorder à Aurélie Chrestian et Sylvie Duverger. A lire absolument si vous ne connaissez pas Le slut road movie.

En outre, vous retrouverez les principales étapes des luttes qui ont permis l'apparition des droits et des lois pour les femmes dans le troisième épisode de la petite histoire du féminisme de Sylvie Duverger.

Notre saga féministe se poursuit par une rencontre avec la bouillonnante Wendy Delorme. Auteure, actrice et artiste, elle a répondu aux questions de Manuel Billi et Sylvie Duverger. A lire, pour saisir ce qu'écrire queer peut vouloir dire...

Il fait toujours assez chaud pour faire un bond dans les courants des études féministes et post-féministes avec un homme !  Nous vous proposons de découvrir les puissances du langage queer en compagnie de Luca Greco. Ce chercheur en socio-linguistique vient de publier un ouvrage avec Natacha Chetcuti sur La face cachée du genre. Langage et pouvoir des normes (Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2012). Aron Arnold l'a rencontré pour nous offrir un long entretien qui nous aidera à mieux comprendre Le lien entre le langage, le genre et le corps.

Le deuxième épisode de notre Petite histoire du féminisme est encore consultable. Son titre est éloquent : "Notre ventre nous appartient". Nos p(l)ages féministes viennent donc y questionner l'évolution du "statut des mères" ou, plus exactement, la question des droits à la contraception et à la libre disposition de son corps depuis l'après-guerre...

Vous pouvez aussi prendre un bain dans les remous du féminisme français avec le long entretien que Cathy Bernheim a accordé à Sarah Jagodzinski et Sylvie Duverger. Son titre est issu du premier numéro du célèbre journal féministe Le Torchon Brûle "Refusons de n’avoir jamais qu’une voix pour traduire le monde"  .

Pour bronzer engagé(e)s et militant(e)s, dans une première station féministe, lisez le premier épisode de la Petite histoire du féminisme de Sylvie Duverger.

 

Fabrice BOURLEZ
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3 commentaires

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mabe44

31/08/12 15:42
ça veut dire quoi cette histoire de mixité imposée ? et moi que devrais-je dire quand on m'impose de supporter des personnes aussi intolérantes que le commentaire précédent ? Pourquoi ne pas réserver des plages uniquement aux gens beaux et intelligents ? (et c'est moi qui déciderai qui est beau et qui est intelligent) indépendamment de leur sexe, la vue de certaines personnes m'insupporte !
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Hanneva

30/07/12 14:35
Imaginons qu'un extraterrestre débarque sur une plage, que vois-t-il ? Des personnes, et des chiens également, ailleurs, il aurait vu d'autres animaux : des éléphants, des girafes, etc. Les mâles, les femelles : aucune distinction ; l'homme, la femme, c'est la même race animale, mais à la différence des autres animaux, c'est la seule qui se bouffe entre elle !
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mayeux michel

28/07/12 21:55
je suis du même avis que les femmes dites féministes qui ne veulent pas avoir à supporter une mixité qui leur est imposée par un point de vue politique opportuniste passant pour « politiquement correct » et ne relevant que de « la pensée unique » dominatrice, oppressive ; je pense que les femmes autant que les hommes ont le droit de se retrouver entre femmes et les hommes entre hommes par exemple à la plage ou à la piscine, et partout où l'on fait du sport et où l'on se détend, y compris à l'école où la mixité obligatoire est de plus en plus contestée pédagogiquement, dans les transports, restaurants etc.; ne pas avoir à supporter une mixité obligatoire doit être un droit, il faut que ce choix puisse être mis à la disposition de ceux et celles qui n’apprécient pas la mixité obligatoire et soit légalisé ; c'est l'égalité en droits qui est importante et qui fait qu'un sexe ne peut pas avoir la prétention de dominer l'autre sexe ou d’imposer sa présence ! l'homme et la femme sont égaux en droits, ensuite leurs penchants, leurs goûts, leur psychologie, leurs affinités spécifiques , sont naturellement différents, ce qui justifie que la mixité imposée à toutes et à tous , c'est inacceptable ! et par exemple quand je vois qu'au nom du « mélange » politiquement correct, l'on interdit à des associations féminines de bénéficier de l'usage de la piscine et de ses installations à des femmes qui veule s'y retrouver entre femmes certains jours , je suis scandalisé ! c'est détestable cette arrogance des partisans « politiquement corrects » de la mixité en tant qu'oppression politique

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