Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS. 
Jacques Julliard, entretien à nonfiction.fr

Cosmopolitisme et voyages imaginaires
Le chapitre consacré à l’analyse du Projet de constitution pour la Corse nous semble constituer le sommet de l’ouvrage – probablement, celui que la critique rousseauiste retiendra comme constituant l’apport le plus significatif du travail d’Antoine Hatzenberger. Mais l’on aurait grand tort de négliger les quelques 200 pages qui lui font suite, tout aussi passionnantes, où il est question notamment du problème de l’établissement d’une confédération (option théorique constamment défendue par Rousseau en matière de philosophie politique), dont l’auteur montre qu’il procède directement de la manière dont Rousseau conçoit un Etat comme étant essentiellement insulaire, en sorte qu’il ne peut se lier à d’autres que par le moyen d’une extension en réseau et non pas par celui d’un englobement hiérarchique de plusieurs Etats au sein d’un Etat unique . Mieux encore, l’ouvrage s’achève par une enquête captivante consacrée à la reprise rousseauiste de la thématique des voyages imaginaires à la façon de Cyrano de Bergerac et de l’hypothèse cosmologique de la pluralité des mondes habités, en mettant en lumière des textes peu connus et peu fréquentés de Rousseau, tels que Le Nouveau Dédale, les Cours de géographie et le Traité de sphère .
Répétons-le : il faut aller y voir de ses propres yeux. ![]()
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