La phrase

L'univers de mes livres s'est forgé à partir d'une réflexion sur l'apocalypse traversée par les humains durant le XXe siècle, dont ils ne se sont pas sortis et dont je crois à présent qu'ils ne se sortiront jamais. L'échec de la révolution, les génocides, la Shoah, les guerres permanentes, le péril nucléaire, les camps, sont une donnée fondamentale de l'histoire contemporaine. Les écrivains post-exotiques mettent en scène des personnages qui vivent à l'intérieur de la catastrophe et n'ont aucune raison d'imaginer qu'un extérieur existe.

Antoine Volodine, prix Médicis 2014, Entretien au Magazine littéraire, septembre 2010

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Le président fantoche @babgi
[vendredi 06 avril 2012 - 11:00]

Le président fantoche @babgi  

Nom : Gilles Babinet – Fonction : ex-président du Conseil national du Numérique, entrepreneur du Web.

Nombre d’abonnés : 4034 - Nombre de tweets : 1275 – 3 abonnés pour 1 tweet : 4/5.

"Fini la lenification, je vais enfin pouvoir recommencer à dire du mal des gens !! :-)" Ce tweet envoyé hier par Gilles Babinet montre bien qu’en un an à la présidence du Conseil national du Numérique (CNNum), il s’est surtout évertué à ménager tout le monde. A commencer par l’Elysée, qui a créé le CNNum en avril 2011. En effet, il faut bien le dire : en un an, ce gadget sarkozyste (dont les membres sont nommés par le président de la République) n’a pas pu faire grand chose. Ses propositions pour taxer les géants du Web basés à l’étranger n’ont pas été retenues. Son rôle a surtout été de rendre des avis sur des sujets portés par le gouvernement sans jamais être écouté. Comme l’a résumé Christophe Ginisty (@cginisty), le CNNum a peut-être manqué de moyens et d’indépendance, mais pourquoi ses membres "n'ont-ils pas démissionné lorsqu'ils se sont rendus compte qu'ils n'étaient en fait qu'un jouet médiatique jetable dans les mains d'un président inculte des choses du numériques mais avide de se parer des attributs du dirigeant attentif à ces bouleversements ?" A sa décharge, Gilles Babinet en avait sans doute un peu marre que Nicolas Princen (@NicoPrincen), le conseiller digital de Sarkozy, l’appelle sans cesse pour tenter de le "piloter". Pourtant, il a également refusé de s’emparer d’Hadopi, le grand sujet qui fâche le Web et les créateurs. Peut-être était-il en désaccord avec la majorité sur le sujet mais était-ce une raison pour garder le silence ? Comme une prémonition pour le 6 mai, la sanction est tombée mercredi soir : Gilles Babinet n’a pas été réélu à la tête du CNNum, battu par Patrick Bertrand (@pck_b).

 

Lire notre enquête sur "Les soldats de Sarkozy sur Twitter" ou #sarkotroll

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