Rédacteur

Secrétaire de rédaction

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Le printemps arabe : La parole libérée des journalistes tunisiens
[mardi 15 février 2011 - 16:00]
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 Nonfiction.fr- Comment voyez-vous la suite des évènements ? Comment faîtes-vous actuellement pour travailler et récupérer les informations nécessaires ?

 

Raouf Seddik- La suite des événements est encore difficile à discerner : je souhaite que le débat, désormais très ouvert, prenne une tournure qui nous éloigne de la sophistique et de la mauvaise foi de tous ceux qui n’ont pas d’autre arme pour s’inviter sur la scène publique. Et que le bien du pays, la dignité des Tunisiens, restent le plus important.

 

Khémais Khayati- On navigue à vue d’œil car l’instabilité sécuritaire a laissé place à un vide institutionnel difficile à combler. Le Tunisien moyen, s’il a un sens civique, manque selon moi d’une culture politique… Quant aux informations, on est toujours en train de les glaner comme on peut…

 

Hanene Zbiss- J’espère un retour au calme rapide et qu'on laissera le gouvernement provisoire faire son travail et préparer les élections. Certains pensent autrement et continuent à manifester. Ma peur principale est que cela nous mène vers le chaos. Nous sommes dans une période d'incertitude. Pour les informations, on contacte nos sources, on lit la presse internationale, on suit les chaines de télé et les réseaux sociaux et on va vérifier sur terrain.

 

Azza Turki- Pour l’instant, ma vision sur l’avenir est de l'ordre du très court terme. Nous travaillons encore à la minute près face aux retournements de situation quotidiens.

 

Nonfiction.fr- Quel vous semble être votre rôle aujourd'hui en tant que journaliste et en même temps acteur de la révolution tunisienne ? 

 

Raouf Seddik- Mon rôle est de favoriser une évolution qui aille dans le sens des Tunisiens.

 

Rezgui Aymen- Continuer à militer aux cotés du peuple, faire parvenir l’information le plus fidèlement possible et combattre toutes les formes de manipulation médiatique. La presse libre et transparente est le garant du salut de la révolution et d’une société  juste.

 

Khémais Khayati- Je me considère plus comme un observateur qu'un acteur du soulèvement. Si je peux y participer c’est en pratiquant mon métier le mieux que je puise faire… Le rôle du journaliste en Tunisie actuellement ne diffère pas de celui d’un autre journaliste où que ce soit dans le monde : faire son travail en respectant les exigences de la déontologie.

 

Hanene Zbiss- Dire la vérité, refléter les aspirations du peuple et avoir un oeil critique et vigilant sur ce qui se passe pour prévenir les débordements.

 

Azza Turki- Veiller sur les acquis encore fragiles de cette révolution et faire notre métier de journaliste : informer.

 
NB : Ces propos ont été recueillis via des interviews par mail avec les personnes concernées, qui ont été soumises aux mêmes questions, pendant les semaines qui ont suivi la chute du régime Ben Ali.
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5 commentaires

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l'exilé

24/03/11 11:05
M.seddik, journaliste de la presse plus que tout autre veut nous faire avaler des couleuvres grosses comme sa tête pleine de vide. "J’ai toujours pensé que ce métier gardait tout son sens, en initiant nos concitoyens à une approche critique de la responsabilité politique, y compris quand on feignait de” saluer” les actions du pouvoir en place .M seddik feignait de "saluer" les actions du pouvoir en place. Heureusement les écrits restent et il ne faut pas sortir d'une grande école pour découvrir la supercherie. N'importe quel moteur de recherche nous donne sur un plateau tout ce que ce "journaliste" a écrit et il n'avait pas un pistolet sur sa tempe.
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Polo

19/02/11 10:36
Concernant la presse française, il semble que n'aient été consultés que les quotidiens "papiers" et jamais les "pure players" (Mediapart etc...). Curieux pour une révolution qui a tant dû à Internet.
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khayati

16/02/11 22:02
autre chose, pourquoi cet "observateur" (infra) ne signe-t-il pas de son vrai nom? De quoi a-t-il peur? Ben Ali et sa censure ne sont plus là... Alors de grâce, jouons franc jeu et dans la clarté. ça fera du bien à tout le monde...
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khayati

16/02/11 21:57
Pour la personne qui a fait un commentaire concernant mon nom parmi les signataires de l'appel des 65, Un j'en ai parlé moi même, Deux, j'ai expliqué à la télé nationales et dans les radios et la presse on line les tenants et les aboutissants de l'affaire... Alors de grâce, pas de leçon de morale à fortiori... On est TOUS des révolutionnaires et nous étions TOUS certains que le régime était un château de cartes... Un peu de modestie ne fait de mal à personne. On ne peut me faire la leçon. Qu'on cite une ligne, une seule de mes 10 bouquins (en français comme en arabe édités en France, en Egypte, au Canada ou en Tunisie)ou des centaines d'articles (presse tunisienne)ou d'émissions télé tunisienne (T7)où j'ai fait l'apologie du régime? Autre chose que ceci, je n'en suis pas responsable.
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observateur

16/02/11 16:20
M.seddik a écrit dans la presse du 26 12 2010 " le Président de la République a pris des mesures de nature à impulser le processus de développement dans les gouvernorats du Centre et tout particulièrement dans celui de Sidi Bouzid"
M. Khayati : signataire du premier appel des 64 "personnalités" pour la réeeeeeeeeeeeeeeeeelection du dictateur en 2014.
Mme Zibiss et Turki : Votre hebdomadaire daté du 30 décembre 2010 contenait 10 pages laudatives sur le maire mafieux de la Goulette : Imed Trabelsi. Je cherche encore une marque de distance, un brin d'indignation, une mea culpa tardive. La fuite en avant est la meilleure manière de retrouver ses marques... anciennes !

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