La phrase

On retombe sur des structures finalement très classiques. Quand un acteur devient trop puissant ceux qui l’environnent cherche le soutien d’une puissance extérieure pour le contrebalancer. Les relations internationales restent et seront toujours mues par l’intérêt des Etats. Le pragmatisme a donc de l’avenir et la géopolitique classique, de beaux jours devant elle

Gérard Chaliand, entretien à  nonfiction.fr

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Le corps insaisissable du cinéma
[jeudi 13 janvier 2011 - 14:00]
Cinéma
Couverture ouvrage
Images des corps/corps des images au cinéma
Éditeur : ENS
252 pages / 29 € sur
Résumé :   Le corps inscrit au cœur d’une "matériologie" de l’image.
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Détournant son regard des héros traditionnels de cinéma, c'est-à-dire des destins individuels écrits et mis en scène, Pierre Sorlin s’intéresse pour sa part à une "présence" paradoxale : celle des "corps quelconques" , à la fois indispensables et quasiment invisibles, qui hantent les films sans que nous y prêtions durablement attention. L’auteur se focalise ainsi sur les foules en tant qu’elles éclairent une certaine représentation du corps filmique, en résonance avec le corps social et le corps politique. Des corps vagabonds errants sur la pellicule dans les films du début du XXe siècle, déambulant librement dans une foule insouciante, aux corps sacrifiés, mutilés, enrégimentés : la mise en scène des foules révèle un certain regard porté sur les corps,  jusqu’à leur fin possible, suggérée par l’auteur lorsqu’il met en lumière le processus d’uniformisation impulsé par le XXIe siècle.

Le corps semble, au cinéma comme dans la réalité, correspondre à une construction, à la fois individuelle et sociale, qui en fait le site d’enjeux politiques brûlants. Il est aussi le symptôme de la vulnérabilité humaine, le lieu de toutes les violences. Il est hanté par l’imaginaire et le fantasme, ainsi que le dévoile Emma Wilson dans son étude consacrée au Boys don’t cry. Inspiré d’une histoire vraie, le film de Kimberley Pierce retrace la fin tragique de Brandon Teena qui s’assimilait à un homme malgré son corps de femme. Lorsqu’ils découvriront son "mensonge", ses amis John Lotter et Thomas Nissen deviendront également ses assassins. L’imaginaire est donc au cœur de l’élaboration de l’identité corporelle, troublant les frontières entre mensonge et vérité. Le film porte d’ailleurs l’empreinte d’une double ambiguïté touchant à la fois l’œuvre filmique et la diégèse : inspiré d’un fait réel, il constitue une œuvre de fiction qui vise, au cœur du mensonge romanesque, à mettre à nu une vérité essentielle : "celle du désir et de la vulnérabilité" . De même, l’héroïne est déchirée entre la vérité de son désir (ce qu’elle connaît d’elle-même) et une identité sexuelle fausse (le mensonge dont on l’accuse), ce qui précipitera sa perte. Le corps est ici le théâtre de la révélation d’enjeux politiques fondamentaux. Dissident, le corps refuse de se plier à une "construction normative de l’identité corporelle".

Un corps n’est donc jamais seulement et simplement un corps, comme le souligne par Margara Millan en affirmant : "Dans un film, un corps n’est pas qu’un corps : il est aussi marqueur de significations symboliques et sociales." . Les corps mis en scène répondent ainsi à des normes esthétiques qui "se trouvent elles-mêmes déterminées par des questions de race et de genres" . A des années-lumière des "corps impossibles" du cinéma, qui constituent pourtant la norme la plus fréquente, dans l’ombre de ces corps "si beaux, tellement plus désirables que nos corps réels", Margara Millan nous entraîne vers d’autres corps impossibles, tels qu’ils sont mis en scène par Hernandez, dans Broken Sky, notamment et Reygadas dans La bataille du ciel : des corps qui transgressent les normes habituelles de représentation, des corps qui font exploser le processus d’uniformisation mis en lumière par Pierre Sorlin.

Floriane LOPEZ
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Titre du livre : Images des corps/corps des images au cinéma
Auteur : Jérôme Game
Éditeur : ENS
Collection : Signes
Date de publication : 01/07/10
N° ISBN : 2847882124
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2 commentaires

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Mat

23/02/12 19:30
@mishima et ceux qui passeront par là : Pourquoi commenter si vous n'avez pas le niveau pour comprendre un texte d'études cinématographiques ? Pourquoi se sentir obligé de partager votre bêtise ?
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mishima

15/01/11 12:25
franchement je ne comprends pas le sens de cet article et cette suite de mots tous plus déconnectés les uns des autres et jusqu'à ce jour je n'avais encore jamais rencontré d'entité scénaristique transcendante.

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