La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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La modération pragmatique du Parti des Travailleurs brésilien semble avoir conquis la préférence des électeurs
[vendredi 13 août 2010 - 20:12]
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Dans ces circonstances, il n’est pas étonnant que la presse brésilienne écrive à l’unisson que les élections de cette année sont marquées par l’absence de véritables représentants de la droite. De leur point de vue, il semble pour le moins difficile de trouver un candidat défendant ouvertement une politique conservatrice, et ce, que ce soit dans le domaine économique ou dans le domaine social. La trajectoire politique de Serra contribue à corroborer cette analyse. Ce candidat a de fait participé au mouvement étudiant s’étant opposé au coup d’État des militaires en 1964 et, en tant qu’économiste, il a maintenu un lien étroit, à l’instar de Fernando Henrique Cardoso, avec les groupes d’intellectuels progressistes qui se sont penchés sur l’analyse des processus de développement et de dépendance économique en Amérique latine. Et ce n’est sans doute pas un hasard s’il a aussi contribué à fonder un parti "social-démocrate". Si on les compare à des partis et à des personnalités de la droite latino-américaine, Serra et son PSDB seraient certainement placés à la gauche de beaucoup d’entre eux. Mais dans le contexte brésilien, ils sont manifestement à droite du PT et du gouvernement actuel. Cette position lui assure un prestige certain auprès des élites économiques du pays et de la classe moyenne élevée.


Sous le gouvernement dirigé par Lula da Silva, le pouvoir d’achat des familles les plus pauvres s’est accru, la valeur relative des salaires ne diminue plus et de nombreux emplois ont été créés. Dans ce contexte, une nouvelle vague d’optimisme s’est emparé du pays. Parmi les plus enthousiastes, on entend dire que le Brésil a finalement trouvé le bon chemin vers le développement. De leur côté, les plus modérés mettent en garde les Brésiliens contre les dangers provoqués par les graves problèmes non résolus dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’écologie et ceux qui résultent de la concentration de la richesse. Dilma Rousseff, pour l’instant, se présente comme la garante de la continuité. Pour sa part, José Serra et les autres auront le défi de persuader une majorité de Brésiliens que les résultats positifs de l’administration Lula sont plus artificieux que réels et que seul une alternance politique est susceptible d’assurer un véritable progrès.
 

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1 commentaire

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PARTI DES TRAVAILLEURS

27/08/10 18:02
OUI BON.......MAIS CE PARTI DES TRAVAILLEURS EST UNE SORTE DE MOUVEMENT SYMPATHIQUE ET MOLLASSON QUI SUIT LE MAINSTREAM DU BRÉSIL SANS TROP SE FATIGUER
ENTRE UN PETIT PEU DE NATIONALISME POINTILLEUX ET UNE PETIT PEU DE MULTILATÉRALISME BON ENFANT..........

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