On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Les Mémoires sont donc constitués de souvenirs, parfois de bric et de broc, savamment agencés et retravaillés par l’œil “décadentiste” d’un poète âgé et nostalgique de ses vertes années, interrompues par une maladie sonnant le retour au pays natal et à la réalité. Abrupt, ce retour est sans cesse repoussé dans une temporalité dilatée et fantasmée, capable d’apaiser l’amertume d’un homme rattrapé par la tuberculose et les conséquences d’une existence parisienne faites de joies et d’abandon de soi. “Je continue d’écrire (…) pour la meilleure raison du monde, à savoir recapturer un peu de l’éclat de ces jours où j’avais santé et audace.” John Glassco possède ce que certains hédonistes conservent jusqu’au bout : du panache![]()
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