On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

À côté de ces morceaux trop peu introductifs se trouvent d’autres chapitres qui le sont "trop" et prennent la forme de fiches très rapides. Le quatrième chapitre de la première partie est ainsi un catalogue historique des doctrines utilitaristes (Bentham, Mill, Sidgwick, Moore), tandis que le chapitre consacré au "contractualisme moral" présente en 12 pages Rawls, Scanlon et Habermas. Certaines de ces fiches souffrent de trop de brieveté. Par exemple, la section sur Rawls présente les deux principes de justice que celui-ci défend sans expliquer pourquoi nous choisirions ces principes sous "voile d’ignorance", escamotant une composante essentielle du raisonnement de Rawls .
Une non-introduction
Au final, l’élève de premier cycle (où le novice curieux de philosophie morale) ne trouvera pas son compte dans cette "introduction". La partie "essai" de l’ouvrage est trop complexe pour aider le débutant dans ses premiers pas en philosophie morale, tandis que la partie "fiches" sera souvent trop sommaire pour être utile. L’auteur semble avoir trop hésité entre l’essai et l’ouvrage pédagogique, et le résultat en est un ouvrage qui, sans être fondamentalement mauvais, ne remplit pas la fonction qui aurait dû être la sienne : introduire à la philosophie morale actuelle. Une véritable introduction à la philosophie morale en français reste donc à écrire![]()
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louis-victor