Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
La blogosphère américaine n’en peut plus d’anticiper la fin du débat sur la réforme de la santé, et elle donne l’impression de tourner en rond. Il faut dire que cela fait exactement un an qu’Obama a lancé cet immense chantier et la lassitude s’installe.
Les doutes à gauche
La durée des débats fait naître des doutes sur son issue, essentiellement à gauche. John Avorasis, sur Americablog.com, ne voit pas comment Obama peut convaincre suffisamment de Représentants démocrates de voter pour le texte adopté par le Sénat, et il place la responsabilité de cet échec possible entièrement sur les épaules du président : "The President took so long to get personally involved in the HCR debate that events overtook him. [le président a tellement attendu pour s’impliquer personnellement dans le débat qu’il s’est fait dépassé par les évènements]
1. Democrats are worried about their re-election chances this fall in a tough environment (and probably, rightly, blame the President for at least a part of their problem in the polls). [les démocrates s’inquiètent pour leur réélection à l’automne et voient, à raison, le président comme responsable en partie de leurs mauvais scores dans les sondages]
2. Dems worry that health care reform is no longer popular with the public (whether it's true or not), again because the President didn't lead early on [les démocrates s’inquiètent que la réforme n’est plus populaire, à tort ou à raison, justement parce que le président n’a pas mené le débat au début.]
3. Dems don't feel terribly beholden to the President (in order to do him any favors) because this White House is not known for its interest in wooing friends (at least on the left) [les démocrates ne se sentent pas redevables au président car la Maison Blanche est connue pour ne pas vraiment essayer de séduire les parlementaires, en tout cas ceux classés à gauche].
4. Dems don't particularly fear the President either [les démocrates n’ont pas très peur du président non plus]. Ultimately, the White House may have done too little too late to get health care reform passed. [la Maison Blanche a agi trop peu et trop tard pour réussir à faire voter la réforme de la santé].”
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