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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Des cinéastes s'engagent pour la cause des sans-papiers
[vendredi 12 mars 2010 - 11:00]

Cela fait cinq mois qu’environ 6000 travailleurs sans-papiers de la région parisienne sont en grève pour obtenir leur régularisation. Débutée en octobre 2009, avec le soutien d’associations et de syndicats, cette grève vise à demander une circulaire autorisant la régularisation par le travail et se poursuit malgré les expulsions, les menaces, les agressions parfois, les difficultés financières croissantes et un traitement médiatique pour le moins léger.

Le court métrage "On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !", réalisé par le Collectif des cinéastes pour les sans-papiers rassemblant 350 personnalités du cinéma – Isabelle Adjani, Robert Guédiguian, Agnès Jaoui entre autres - arrive à un moment crucial pour faire sortir de l’ombre ces travailleurs en grève et briser "le silence politique qui entoure ce mouvement". Projeté dans 500 salles en France depuis mercredi, ce documentaire est déjà un succès sur internet avec plus de 30 000 connections les trois premiers jours sur le site Dailymotion. Réalisé collectivement début février, il donne la parole aux grévistes qui expriment les difficultés de la vie quotidienne, la peur des expulsions et un fort sentiment d’injustice que rappellent des membres du collectif dans une Lettre ouverte au président de la République :  "[Les sans-papiers] payent leurs impôts, cotisent aux Assedic, aux caisses de retraite, à la Sécurité sociale… Ils ont donc les mêmes charges et devoirs que tous les travailleurs français, mais n’en ont aucun des droits."

Pour Laurent Cantet, réalisateur du film "Entre les murs" et porte-parole du collectif, l’objectif de ce film est "de proposer un outil de débat avant les élections régionales", même s’il constate, amer, que "les politiques se sont très peu emparés de la chose et que le débat n'a pas pris, à cause d'une usure du sujet ou d'une peur à l'aborder".

Ce film est l’occasion de mettre des visages sur la figure inquiétante du "clandestin", de l’"étranger", mais aussi de mettre des noms sur les donneurs d’ordre, qu’ils soient privés – Bouygues, Veolia, Monoprix – ou publics comme le chantier de rénovation des locaux de l’Assemblée nationale.

 

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1 commentaire

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luc

12/03/10 16:42
déjà en février 1997, lorsque le nommé Debré Jean-Louis avait voulu faire passer une loi qu'on ne pouvait déjà même plus qualifier de soviétique (et qui aurait obligé à... déclarer au commissariat les étrangers que l'on héberge), on avait pu noter qu'ici et là des politiques et des syndicaux ne s'emparaient que mollement de la chose -et ce afin de flatter le chauvinisme le plus rance, qui en toute circonstance veut que "il y a des choses plus importantes que les étrangers". Et déjà c'étaient les cinéastes qui avaient fait preuve de la fermeté voulue, et avaient mis en circulation la pétition autour de laquelle l'action s'était organisée dans tout le pays -avec succès.

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