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On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Jean-Christophe Rufin ne sera pas à la tête de la diplomatie culturelle française
[vendredi 29 janvier 2010 - 10:00]

D'après Le Figaro, l’écrivain, académicien et ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin, aurait renoncé à prendre la tête d’une nouvelle agence censée représenter la diplomatie culturelle de la France. A l’image du British Council anglais ou de l’Institut Goethe allemand, cette structure devait unifier le réseau culturel français à travers le monde, en préservant une certaine autonomie vis-à-vis du Ministère des Affaires étrangères.


Le ministre Bernard Kouchner a dû faire face à de nombreuses résistances internes au cours de l’année 2009 lorsqu’il a annoncé, suite à une proposition d’Olivier Poivre d’Arvor, l’actuel directeur de l’agence CulturesFrance pressenti pour devenir Ambassadeur à Athènes,  que les ambassades et les consulats perdraient la mainmise sur la culture dans leurs pays respectifs. Olivier Poivre d’Arvor appelait en janvier 2009 à " privilégier l’action, le mouvement, la création, l’échange plutôt que de vouloir conserver, à tout prix, certains dispositifs essoufflés. "


Même si un projet de loi sur la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) est à l’étude au Sénat, l’harmonisation des services culturels ne devrait pas lui être confié. C’est en raison du manque de moyens de cette nouvelle agence, que Jean-Christophe Rufin, ami de Bernard Kouchner, aurait refusé le poste de directeur.
 

 

A lire sur nonfiction.fr :

- 'Le Quai d'Orsay lance sa revue! Entretien avec Jacques Baudouin'.

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3 commentaires

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Spartel

30/01/10 19:10
il me semble que depuis quelques années le manque d'une véritable politique culturelle française à l'étranger est flagrant.
La France n'a plus de véritable politique de développement de la langue et de la culture à l'étranger.
Il n'y a plus de budget pour maintenir voire développer des lycées, des centres de formation, ou pour envoyer des appelés en mission culturelle et encore moins de budget pour envoyer des professeurs de français, de mathématiques ou d'histoire géographie.
A Quoi est dûe l'indigence du moment ?
Résulte-t-elle de dysfonctionnements ou d'une volonté délibérée de certains hauts-fonctionnaires habitués aux couloirs des ministères, à la brasserie du coin et désirant la douceur de l'hexagone ?
La situation est claire.
Il serait temps de revenir sur ce retrait de la culture française dans le monde, suite à des fautes ( dénigrement de l'Afrique, du monde arabe et asiatique, attitudes vis-à-vis de certains pays francophiles) et de donner un véritable souffle au développement culturel de la France.
Beaucoup de pays francophones sont en attente !
Certes ce ne sont pas les bords du Potomac, du Rhin ou de la Volga.
Deux décennies de somnolence, cela suffit !
Monsieur Ruffin est je crois, l'homme, le diplomate de la situation ; mais nos diplomates de la carrière laisseront-ils faire ?
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Mychkine

30/01/10 18:15
N'ayant rien lu de Ruffin et seulement feuilleté un de ses opus "historiques", je ne peux juger l'écrivain. Mais en tant que fonctionnaire travaillant dans le réseau je peux garantir que l'échec annoncé de la réforme annonce l'échec encore plus retentissant de l'ensemble de notre politique culturelle. De ce point de vue, sa venue aurait été salutaire comme l'a été la tentative de Poivre d'Arvor : elle augurait d'une indépendance relative vis-à-vis des monarques et potentas que sont nos ambassadeurs dans le systeme feodal du Quai d'Orasy
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osiris

29/01/10 12:31
Je n'ai jamais compris la renommée et surtout la considération dont jouit cet écrivain : j'ai lu 'Globalia', qui est insignifiant et le 'Parfum d'Adam', qui est une horreur (sorte de pré-scenario lorgnant goulument du côté de Hollywood, avec des personnages en carton pâte, une intrigue mondialisée à l'Américaine et un traitement de fond qui donne dans le moralement correct au point de m'avoir fait déplorer la Happy-end)

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