On parle souvent des victimes directes des printemps arabes mais rarement des 2000 morts migrants, tués par non-assistance à personne en danger qui, abandonnés par l’Europe, se sont échoués dans des conditions épouvantables. L’Union européenne a fait des printemps arabes une tragédie qui a été celle des migrants tragiquement noyés, dont les oppresseurs ne sont ni Moubarak, ni Ben Ali mais les responsables européens. 
Bertrand Badie, sur nonfiction.fr, le 31 janvier 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Or l’erreur majeure de Mélissa Blais est de masculiniser la violence, donc de la sexuer, de l’essentialiser. Elle qualifie un carnage d’" antiféministe " ; parce qu’elle fait l’erreur d’assigner à la souffrance des propriétaires bien marqués identitairement, comme si la souffrance pouvait être personnifiable, quantifiable, se posséder comme une fierté ou un bien éternel.![]()
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