Rédacteur

critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
La forme d’une ville : Berlin 2009
[lundi 23 novembre 2009 - 05:00]
Europe
Couverture ouvrage
Berlin. Quoi de neuf depuis la chute du Mur ?
Claire Laborey
Éditeur : Autrement
197 pages / 19 € sur
Résumé : Voyage dans Berlin, vingt ans après la chute du Mur, en compagnie de quelques-uns des acteurs de la vie locale. Une ville au miroir de ses habitants.
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Bien plus que les conditions de vie confortables qu’elle peut leur procurer, sans doute est-ce cette caractéristique qui attire les artistes. De nouvelles pratiques s’y développent, des lieux d’exposition, d’échange se créent… Pour d’autres personnes, il s’agit aussi de réfléchir aux évolutions actuelles de la société et d’essayer d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés : un endroit où les Urban Penner ("clochards urbains") peuvent continuer à travailler en indépendant tout en rencontrant d’autres professionnels, un lieu d’accueil des SDF qui ne soit pas uniquement un centre d’hébergement… Alors oui, si l’euphorie du début des années 1990 est un peu retombée, il souffle tout de même à Berlin encore un vent de liberté et de créativité. Qu’en sera-t-il dans vingt ans ? Nul ne peut le dire tant l’impermanence est le propre de cette ville. C’est aussi ce qui fait son attrait.

 

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1 commentaire

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Laurent

24/11/09 03:21
Berlin est avant tout un lieu de passage, une ville où on vit 2 mois, 1 an, 5 ans au plus. Beaucoup d'Allemand ont leur "Berlinzeit", sorte d'année sabbatique consacrée à la glande et la vie nocturne. Mais Berlin, c'est aussi et avant tout des quartiers entiers rongés par une pauvreté qui, si elle ne se voit pas à l'oeil nu, représente un défi énorme pour la ville - un enfant sur 3 vit de l'équivalent allemand du RMI. Les salaires sont parmi les plus bas d'Allemagne - il n'est pas rare de rencontrer des gens qui travaillent à temps plein pour 500 ou 600 euros. Berlin n'aura probablement plus jamais ni le charme ni le dynamisme - de Munich ou Hambourg. En fait, 20 ans après la chute du mur, au-delà de l'effet de mode, le bilan est presque désespérant.

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