Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS. 
Jacques Julliard, entretien à nonfiction.fr
De l’existence de Dieu à la vérité du Christianisme
Le chapitre 5 tente d’argumenter en faveur de l’existence de Dieu en partant de l’existence humaine, c’est-à-dire d’êtres conscients. Identifiant l’esprit à la conscience, Swinburne défend (trop) rapidement la thèse selon laquelle l’esprit ne saurait être expliqué et analysés en termes physiques. Il faut donc trouver comment il est possible que la conscience soit attachée à certains corps en particulier et puisse interagir avec eux : là encore, Dieu est la solution. Bien sûr, si l’on n’est pas persuadé comme Swinburne qu’il est évident que l’esprit ne peut pas être réduit au physique, on aura du mal à adhérer à l’argument.
Le chapitre 6 part du problème du mal (pourquoi y a-t-il du mal dans le monde ?). Il ne s’agit pas dans ce cas de montrer que l’existence de Dieu est la meilleure explication pour l’existence du mal (ce qui serait difficile), mais que les deux sont compatibles. Il s’agit probablement là du chapitre le plus faible du livre, car il repose principalement sur des analogies.
Le chapitre 7 a deux objectifs. Le premier est de fournir un argument de plus en faveur de l’existence de Dieu à partir de ce que Swinburne appelle le « principe de crédulité » . Le principe de crédulité stipule que « nous devons croire que les choses sont comme elles semblent l’être à moins que, ou jusqu’à ce que nous ayons la preuve que nous nous sommes trompés ». Ainsi, toujours selon Swinburne, « le témoignage accablant de milliards de personnes en faveur d’expériences occasionnelles de Dieu, à défaut de preuve du contraire, peut être considéré comme faisant pencher la balance de manière décisive du côté de l’existence de Dieu. » . Bien sûr, l’argument ne marche pas tout seul, il faut déjà que les autres arguments aient montré qu’il n’y a pas de bonne raison de penser que Dieu n’existe pas. C’est pour cela qu’il ne peut servir qu’à renforcer l’argument de Swinburne.
Le second objectif de ce dernier chapitre est de montrer que, puisque Dieu existe, alors il s’agit probablement du Dieu du Christianisme. Selon Swinburne, puisqu’il est raisonnable de supposer que Dieu existe, il est raisonnable de croire aux récits de miracles, dès lors que nous disposons de témoignages solides. Or, selon Swinburne, les indices historiques en faveur du Christianisme (c’est-à-dire portant sur la résurrection de Jésus) sont ceux qui sont les plus solides. Dieu existe, et il s’agit probablement du Dieu Chrétien. CQFD.
14 commentaires
Sylvain Reboul
Enfin dire que Dieu est une hypothèse simple est pour le moins simpliste dès lors que l'on ne peut rien savoir de lui, sinon ce que l'on a envie de croire de ses supposées intentions finalistes favorables à notre existence sur terre et par delà la mort, intentions dont nous n'avons aucune expérience possible. Les voies de Dieu restent définitivement impénétrables: expliquer ce que l'on ne sait pas par ce qui reste inconnaissable rationnellement (mystère) est non une avancée de la connaissance mais un recul obscurantiste ou fidéiste.
dieusansbarbe
Florian Cova
1) La trilogie en question est composée des ouvrages "The Coherence of Theism", "The Existence of God" et "Faith and Reason".
2) J'ai oublié de préciser que Swinburne ne remettait jamais en cause les doctrines scientifiques établies, comme l'évolution, et qu'il précisait bien que son Dieu n'est pas un "God of the Gap". Son argument n'est pas "oh ! quelque chose qu'on ne peut pas expliquer ! donc Dieu existe". C'est plutôt : "oh ! voilà un fait à expliquer ! nous avons plusieurs explications disponibles ! l'existence de Dieu est la meilleure ! Dieu existe !"
dieusansbarbe
Le Y a-t-il un Dieu? de Swinburne est une version abrégée et popularisée de sa triologie, dans laqulle l'épitsémologie de l'explication est bien plus costaud et répondrait certainement, je crois, à une parrtie des réserves de Florian; mais ce dernier a bien compris que, loin de prétendre convertir les masses, Swinburne se propose avant tout d'arracher la question de l'exisrttence de DIeu au subjectivisme qui témoigne rait, si on l'adptait, d'un égal mépris pour les revendications athéistes que pour les recvendications théistes.