Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Quelques mois après la publication du livre du journaliste du Financial Times Christopher Caldwell (Reflections on the Revolution in Europe: Immigration, Islam, and the West), le New York Times revient sur cet ouvrage présenté comme l’un des meilleurs sur la question.
Les « réflexions » de Caldwell partent de l’idée, très présente outre-Atlantique, selon laquelle l’Europe, qui compte actuellement 15 millions de musulmans contre une poignée il y a cinquante ans, serait entre train de voir sa culture remise en cause, et même peut-être menacée, par la culture islamique.
L’auteur soulève remarquablement bien les problèmes posés par l’absence de melting pot en Europe et par la constitution d’une sorte de "société parallèle" (composée de nouveaux immigrants "qui regardent Al Jazeera plutôt que la BBC" pour reprendre l’exemple donné) sans pour autant sombrer dans la diatribe anti-immigration.
A partir de là, l’auteur va évoquer les problèmes relatifs à l’immigration et nous présenter sa récente évolution, qui semble être le chemin de la nécessité économique à l'impératif moral pour les pays européens.
Sont ainsi évoqués l’émergence d’une nouvelle génération se revendiquant de l’Islam politique et le comportement ambivalent de cette nouvelle génération à l’égard de l’Europe ; entre critique de ce modèle séculier et envie de son succès.
Pour en savoir plus sur cet ouvrage, la critique de Fouad Ajami dans le New York Times :
*Fouad Ajami, « Strangers in the land », The New York Times, 29 juillet 2009.
12 commentaires
Robert41
Rappelez-vous de la seconde guerre mondiale où nous pensions tenir les allemands avec notre ligne magino. C'était infranchissable !
Le résultat on le connaît hélas où nous nous sommes déshonorés dans la collaboration.
Aujourd'hui, c'est notre culture qui est en danger. Notre mollesse, notre dérision face aux problèmes communautaires sont " maîtrisées " par notre fameuse laïcité ... Nous sommes sauvés ! Ouf.
Le résultat est fait. Nous voyons ce qui est en cours ce qui se développe.
Nous allons vers un choc des cultures, une mutation idéologique et remise en cause des matrices du fondement de notre nation.
La laïcité tombera, je vous rassure pas d'un coup mais par les éternelles mises à l'épreuve que les dogmatiques musulmans nous imposeront avec le temps alors, les élites futures lâcherons un jour notre fameuse laïcité.
Nos descendants pourront méditer sur ces hommes d'esprit ouvert qui ont construit cette idéologie destructrice.
Crazymama
Je désire simplement soulever une erreur technique chez Mr Caldwell page 247 edition Pinguin "Liberalism and Islam" L'Union Européenne du Charbon et de l'Acier était en fait composée de la RFA (Allemagne de l'Ouest pour les jeunes), l'Italie, la France.... et le Benelux (Mr Caldwell paqrle du Luxembourg et des Pays-Bas mais pas de la Belgique...)
aletheia
By the way,l'histoire de la transmission par le "monde musulman" de la "culture grecque" est très discutable et discutée.
De toute façon,il est vraiment clair,que le monde musulman n'a pas du tout intégré et assimilé la raison grecque contrairement au christianisme qui l'a intégrée à sa théologie.
Toujours si on écoute HAKIM l'Europe aurait toujours été musulmane!
Alors qu'elle s'est en grande partie historiquement construite CONTRE l'islam aussi bien arabe qu'asiatique en raison des incessantes attaques des armées "musulmanes".
L'Islam est hétérogène à l'Europe si l'Europe a encore un sens et n'est pas devenue une coquille vide
sceptique
Byzance
Vous pensez auxquelles ?
Hakim vous semblez faire de l'histoire identitaire.