Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Le numéro du printemps de la revue Politix était consacré à la syndicalisation en France. Confrontées à la forte baisse de leur nombre d’adhérents, les confédérations syndicales se sont engagées dans la période récente, avec plus ou moins de succès, dans des politiques de (re)syndicalisation. Chercher à analyser leurs effets conduit à se pencher sur le fonctionnement interne de ces organisations, un thème qui avait jusqu’ici assez peu retenu l’attention des chercheurs (en France tout au moins).
C’est l’occasion de corriger quelques stéréotypes (non, la CGT n’est pas une organisation très centralisée et fonctionne plutôt comme une anarchie organisée) et d’examiner l’action des syndicats en considérant à la fois les contraintes de leur organisation propre (articulation des niveaux locaux et national, professionnalisation, etc.) et les difficultés que leur créent les nouvelles formes d’organisation du travail.
Le dossier fait une très large place à des contributions de jeunes chercheurs. Celle de Jean-Michel Denis en particulier, qui porte sur les difficultés d’implantation et les stratégies syndicales dans le secteur (certainement emblématique) du nettoyage, constitue un petit bijou d’analyse![]()
* Politix, mars 2009, 20 €
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