Rédacteur

Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
La mort en face
[samedi 27 juin 2009 - 22:00]
Consommation
Couverture ouvrage
Ces bêtes qu'on abat. Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008)
Jean-Luc Daub
Éditeur : L'Harmattan
253 pages
Résumé : Un livre bouleversant de témoignage et de conviction portant sur le traitement des animaux et leur mise à mort dans les abattoirs français entre 1993 et 2008. 
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L’ambition du livre n’est pas, nous semble-t-il, d’ordre théorique, en ce sens où il ne s’agit pas pour l’auteur de défendre une thèse philosophique (sur la sensibilité animale comme critère de considérabilité morale, sur la nécessité de mieux traiter les animaux en guise de propédeutique à la vertu, sur la pitié et la compassion comme fondements de la vie morale, etc.  – bien que certaines allusions soient faites à ces deux dernières idées  ), mais plutôt de démontrer que les filières industrielles et les abattoirs ne se sont pas préoccupés du bien-être animal jusqu’à présent, et que dans le cadre de la logique productiviste, le maximum de ce qui est fait pour l’animal consiste à le maintenir vivant dans des conditions contraires à ses besoins, puis à l’abattre sans témoigner plus de considération à ses souffrances parce qu'une telle attention risque d'engendrer une perturbation de la production et de gêner le bon déroulement économique des opérations  .


Sur la base de ce constat, le lecteur/consommateur est laissé libre de son choix, mais il importe que ce choix soit dûment informé. L’auteur lui-même ne croit pas en la probabilité d’une universelle révolte des consciences et d’une conversion de tous au végétarisme. Plus modestement, et de manière aussi bien plus réaliste, il demande avant toute chose que soient perfectionnées les méthodes d’abattage  , que cessent les abattages rituels sans étourdissement préalable  , que le personnel recruté soit convenablement formé  , que soit généralisé l’emploi de l’appareil d’anesthésie à Co2  , et enfin que les consommateurs qui se soucient du bien-être des animaux sans vouloir ou sans pouvoir pour autant bouleverser leur régime alimentaire fassent l’effort de refuser les produits qui sont issus de l’élevage intensif  ..             

 

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3 commentaires

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jaquis

02/08/09 07:34
Heureux de constater que la conscience morale de quelques hommes envers les animaux qu'on tue est en train de prendre de plus en plus d'importance mais déjà un peu découragé par les difficultés immenses qui attendent ces mêmes hommes pour mener ce combat nécessaire !
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Véjédi

02/07/09 14:10
Il faudrait que tous les consommateurs de viande soient obligés de lire ce livre! peut être comprendraient t'ils purquoi un petit nombre de gens sont devenus comme moi, végétariens! par empathie pour tous ceux qui souffrent de la folie humaine! Bravo pour ce livre, en espérant que cela fera ouvrir les yeux à ceux qui ne veulent pas voir ce qui se passe derrière leur assiette sanglante!!!!!!
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Estiva

28/06/09 01:14
Je me suis permis de renvoyer à cet excellent compte rendu sur la page "commentaires" d'une grande librairie en ligne.

Merci à H.-S Afeissa de contribuer ainsi à faire connaître ce livre et la réalité dont il rend compte.

Les abattoirs français, ceux que J.L. Daub a visité pendant des années, tuent un milliard d'animaux par an.

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