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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Des villes médiévales qui ne sont pas sans faire penser aux actuelles politiques urbaines...
[lundi 29 juin 2009 - 10:00]
Histoire
Couverture ouvrage
Les villes vivantes: Italie XIIIe-XVe siècle
Elisabeth Crouzet-Pavan
Éditeur : Fayard
477 pages / 27 € sur
Résumé : Enfin, parmi tant de livres inutiles, un livre neuf, riche et fin des ses analyses.
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La VIe et dernière partie nous ramène à l’histoire sociale, avec, d’abord, une étude très neuve du marché de l’immobilier, aux formes juridiques de la propriété, à l’évolution des loyers, à la typologie des investisseurs et des investissements. Il y a là de précieuses remarques sur les structures et les modes de gestion des patrimoines, le statut des biens, l’évolution des revenus, les régimes successoraux (les femmes sont exclues, mais les collatéraux pas toujours, car l’essentiel est de conserver « l’enracinement spatial d’une lignée » ), le tout appuyé sur des exemples précis (la fraterna de Luca et Andrea Verdamin, dans les années 1428-1442). Il y a là les pages parfois un peu difficiles, mais ô combien fécondes du livre.


Les deux derniers chapitres sont consacrés à « la difficile histoire des affects » (la femme et l’enfant, le mariage, la famille, amour et amitié), aux « lieux du vivre ensemble » comme les places (de la cathédrale, de la commune, ou du marché, voire des exécutions et des jeux), et aux moments d’intense sociabilité (processions et fêtes, généralement masculines, même si les Douze Maries et le Carnaval font exception). Sur ces derniers aspects de la vie sociale, on reste un peu sur sa faim. Bien sûr, l’histoire « des mentalités » n’est plus de mode. Il faudra donc chercher ailleurs les analyses sur la pallio, le carnabal ou les « noces du Doge et de la mer ».


Qu’importe, les apports du livre sont ailleurs, on l’a compris : nouveauté du regard et des méthodes, finesse des analyses, ouverture vers des découvertes futures. Enfin, parmi tant de livres inutiles, répétitifs, un livre neuf, riche, une vraie provocation, y compris, pour peu qu’on le veuille bien, sur les interrogations et les problèmes qui sont les nôtres, aussi complexes que ceux de cette fin du Moyen Age.

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2 commentaires

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Pelham Grenville

07/07/09 14:48
Mais nous sommes sur un site de "critique", donc de jugement, et non de "résumé"...

http://unepageapreslautre.blogspot.com/
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Laminico

03/07/09 21:20
Votre resumé n'en est pas un. C'est une opinion.

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