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Avec Internet, on voit ce que c'est que la société à l'état brut, sans cette petite couche qui s'appelle la civilisation, on voit ce que c'est qu'une société où il n'y a ni censure, ni tabou, ni règle que l'on s'impose à soi-même. C'est un rappel extraordinaire de la violence qu'il y a en chacun de nous. 
Alain Minc
Pour se départir à la fois de la peur de l’invasion des indigènes et de ses corollaires et du pouvoir sélectif des images dramatiques des enclaves de Ceuta et Melilla ou des naufrages en mer, il convient plus que jamais d'entrer dans la complexité du phénomène migratoire, l’aborder dans ses dimensions statistiques (avec des chiffres pondérés), dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, économiques, anthropologiques, bref, entrer dans l’humain de la migration. C’est ce à quoi nous invitent les auteurs, chercheurs et journalistes, des ouvrages chroniqués ici :
- Serge Daniel, Les routes clandestines. L'afrique des immigrés et des passeurs (Hachette Littératures), par Daouda Gary-Tounkara.
- Momar-Coumba Diop, Le Sénagal des migrations. Mobilités, identités et sociétés (Karthala), par Oumar Kane.
- Luis Bathala et Jorgen Carling, Transnational Archipelago. Perspectives on Cape Verdean Migration and Diaspora (Amsterdam University Press), par Oumar Kane.
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