On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Entre-temps, les papes se sont succédés dans les deux camps, jusqu’au jour où un troisième pape, Alexandre V, est même élu, sans que les cardinaux aient pu obtenir le retrait des deux autres ! Le recours aux armes, dans le royaume de Naples, autour d’Avignon assiégée par Boucicaut, ainsi que la soustraction d’obédience, à laquelle la France eut recours de 1398 à 1403, montrent l’impuissance des cardinaux.
Le Schisme ne prit véritablement fin qu’avec l’ élection de Martin V (novembre1417), le décès de Benoît XIII (mai 1423), et l’abdication de Clément VIII. Mais une telle crise politique avait changé bien des choses. Le Schisme avait été le réceptacle des affrontements politiques du siècle : guerre franco-anglaise, guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, conflit entre la papauté et les États. Peut-on trouver des responsables ? Pour l’auteur, Charles V en fait partie ; mais l’ambition de certains cardinaux (Jean de la Grange), de certains princes (Louis d’Anjou, Charles de Duras, les ducs d’Autriche, les empereurs Wenceslas et Sigismond), la personnalité, enfin, de quelques-uns de ces papes, au règne parfois très long (Grégoire XII est mort à presque 90 ans !), ou au redoutable entêtement (Benoît XIII), doivent aussi entrer en ligne de compte.
Concluons: une crise politique et religieuse grave, profonde, qui a contribué à modifier le fragile équilibre des pouvoirs en Europe. Il ne faut plus chercher le pouvoir suprême à Rome, comme au temps de Grégoire VII ou d’Innocent III, pas plus qu’auprès des empereurs, comme au temps de Barberousse ou de Frédéric II. Voici venu le temps des rois et des États. Et l’auteur de conclure: « L’Europe est née à Constance »![]()
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Pauline