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Critique à nonfiction.fr

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On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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"McLuhan ne répond plus", Wolton donne la réplique
[lundi 30 mars 2009 - 13:00]

Faisant référence au grand théoricien de la communication Marshall McLuhan, Dominique Wolton sonde dans son dernier ouvrage les évolutions actuelles des médias. Dans McLuhan ne répond plus - Communiquer c'est cohabiter (éditions de l'Aube, février 2009), le directeur de l'Institut des sciences de la communication au CNRS s’entretient avec Stéphane Paoli, journaliste, et Jean Viard, sociologue. "Les progrès de la technique, loin d’accoucher d’un village global comme le pensait McLuhan, nous plongent dans la tour de Babel", affirme Dominique Wolton dans une interview proposée par Laurent Larcher pour La Croix. Depuis les années 1970 et ses premiers travaux sur les rapports entre la communication, la société, la culture et la politique, le chercheur s’efforce de penser cette tour de Babel. Le directeur de la revue Hermès explicite son projet dans la présentation de son livre : "Ce qui m'intéresse dans la communication, dans la mesure où elle ne réussit pas toujours, puisque l'émetteur est rarement en ligne avec le récepteur, c'est de pouvoir gérer ce décalage. C'est parce que celui-ci existe que l'on se parle, se répond." Tout en revenant sur son parcours, Dominique Wolton défend sa conception de l’espace public et plaide pour les grands médias généralistes, qui comme la télévision, ont selon lui la mission de créer du lien social, de la "collectivité".


À lire également sur nonfiction.fr :

"Un best of de l'espace public", par Julie Urbach, 28/09/08




 

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1 commentaire

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Rigueur

31/03/09 14:13
Je vous trouve bien indulgente.
En fait de "parcours", D. Wolton n'a produit aucun travail empirique depuis "la folle du logis", son ouvrage de 1981 écrit avec Jean-Louis Missika. Et depuis, inlassablement, il ressasse la même idée: dans une société de consommation de masse, il faut des médias de masse, de manière à alimenter le lien social (et la conversation). Soit.
Sauf qu'aucune évaluation empirique de l'éclatement de la société n'est jamais fournie, et le postulat de la tour de babel est et reste un double postulat : qu'avant la société avait des références partagées, et qu'aujourd'hui elle en a de moins en moins. Ca reste à prouver.
Et quand bien même on serait convaincu par les très rares éléments empiriques fournis par Wolton, reste l'aporie : s'il faut faire une culture généraliste, à qui en confier la réalisation ? S'il faut la confier au marché - ce que ne pense pas Wolton - cela existe déjà, c'est TF1 ; et sinon, il faut la confier à des élites éclairées chargée d'une mission d'intérêt public, qui sauront mieux que quiconque ce dont on réellement besoin les gens comme culture, et freiner les offres concurrentielles trop "vulgaires" : au mieux, France inter et Arte pour tous, au pire, un doux retour à l'ORTF.
Il n'est pas très surprenant, à cet égard, que D. Wolton se soit adjoint Stéphane Paoli, qui fit office pendant de longues années de prêcheur républicain sur les ondes publiques.

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