On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
La semaine dernière a eu lieu sous la présidence de Christine Albanel le troisième Conseil du livre. Ce "Parlement du livre" interprofessionnel confronte depuis juin 2008 les études et les expériences de tous les acteurs du livre pour traiter de sujets transversaux. La ministre de la Culture et de la Communication y a entre autres annoncé trois opérations de grande ampleur pour sensibiliser le grand public au livre et à la lecture :
"Premières pages"
Ce dispositif, analysé par Alain Beuve-Méry dans Le Monde, stipule qu’à "sa naissance chaque enfant recevra un lot constitué d’un album original, d’un guide parental et de conseils de lecture". Cette "annonce probébé" selon la formule du journaliste, est calquée sur le modèle britannique en œuvre depuis 1992. L’ambition du projet, financé par la Caisse nationale d’assurances maladie, est de réapprendre aux familles à lire ensemble, de redécouvrir la lecture à voix haute, pour notamment contrer la puissance attractive de la télévision.
"Profession éditeur"
Cette mission a été proposée au journaliste de l’Express et écrivain Olivier Le Naire. Interviewé par Arnaud Laporte sur France culture, le grand reporter dit suivre un triple objectif : Premièrement, à l’heure du "virage numérique" rendre hommage à une profession vouée à se transformer, en recueillant de façon inédite la mémoire du métier. Deuxièmement, faire comprendre aux Français ce qu’est concrètement, "dans la pratique, au quotidien", un métier souvent fantasmé ou caricaturé. Du patron d’Hachette à l’étudiant en Master de l’édition, en passant par l’illustrateur ou l’universitaire, toutes les facettes, tous les regards sont pris en compte. Troisièmement, anticiper les enjeux à venir. À l'occasion de débats publics , les acteurs de l’édition réfléchissent ensemble aux défis d’un futur proche : dématérialisation du livre, concentration de l'édition, rôle des librairies indépendantes, etc.
L’opération, financée et coordonnée par le Centre national du Livre, l’Institut mémoire de l’édition contemporaine et le Syndicat national de l’édition, débute avec le Salon du Livre et se déroule jusque fin 2010. Elle est réalisée en partenariat avec les chaînes de l’audiovisuel public (France culture et France télévisions). Les débats, portraits et entretiens sont enregistrés, filmés et diffusés afin que, selon la ministre, "le public se familiarise avec le métier d’éditeur, ce passeur de culture, audacieux et indispensable".
"Nuit de la lecture"
Début septembre, dans divers lieux culturels, auteurs, acteurs et personnalités du monde de la culture liront des grands textes classiques et des extraits des romans marquants de la rentrée littéraire. Cette nuit est envisagée comme le prélude à la grande manifestation nationale rénovée en faveur de la lecture publique qui se tiendra au printemps 2010.
2 commentaires
bibi
De l'utilisation abusif de l'adhésif qui ne permet pas de recycler le livre dans sa totalité.Pourquoi ne pas suivre l'Italie et les Pays bas qui ont purement interdit l'utilisation de l'adhésif ? Il existe bien d'autres manières pour protéger ou recouvrir un livre et certainement plus économique et intéressante financièrement.A qui profite le crime ?
Une petite idée qui ferait un grand bien à la planète.
Gérard
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