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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

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Quel avenir pour la culture française à l’étranger ?
[lundi 26 janvier 2009 - 13:00]

Après la fermeture de la dernière librairie française aux États-Unis, le budget relatif à la politique culturelle de la France à l’étranger serait maintenant en baisse. C’est ce dont fait état la note du ministère des Affaires étrangères commentée dans les colonnes du quotidien Libération, qui dépeint un mouvement global en diminution depuis 15 ans. Les moyens de la diplomatie culturelle pour 2009 s’enfonceraient au profit des priorités du Quai d’Orsay, à savoir "l’humanitaire, l’urgence, et l’aide au développement".

Le secteur du livre serait particulièrement touché : -33 % (de 701 600 € à 470 000 €) pour le programme d’aide à la publication, -82 % (de 257 185 à 47 000 €) pour le soutien à la traduction. Certains programmes seraient même totalement supprimés, comme celui de "formation des libraires et d’éditeurs du Sud". Le cinéma ne serait pas épargné.

Mais au-delà d’un déclin budgétaire, la promotion de la culture française à l’étranger souffrirait d’un manque d’organisation et de coordination des structures existantes. Toutefois, Bernard Kouchner devrait présenter début 2009 "la réforme de notre politique culturelle extérieure".


* René Solis, "Débâcle au Quai", Libération (23.01.09)
 

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1 commentaire

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gloubgloub

30/01/09 21:12
Contrairement à ce que l'argumentaire du Ministère laisse penser, ces crédits aujourd'hui menacés SONT pour une large part de l'aide au développement. Et les ambassades ne manquent pas de les comptabiliser comme tels (programme 209 de la LOLF). C'est l'esprit de la Convention de l'Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, que la France a pourtant contribué à faire adopter en 2005: "La culture étant un des ressorts fondamentaux du développement, les aspects culturels du développement sont aussi importants que ses aspects économiques, et les individus et les peuples ont le droit fondamental d’y participer et d’en jouir." (art1)
Constatons avec tristesse que le même argumentaire ayant servi à déshabiller l'école et l'hôpital (ce n'est pas une question de moyens mais d'organisation) est ici resservi. Argumentaire qui ne résiste pas 5 minutes à l'examen critique, s'agissant d'une administration qui a passé l'essentiel des 20 dernières années à "se restructurer", se "rationaliser", pour travestir ce qui reste, appelons un chat un chat, un désengagement progressif.
LOLF, RGPP, SCAC, CCCL, DGRCST, DGCID, il est à craindre que la contribution de la France à la diversité culturelle ne se limite à l'avenir à la production d'acronymes.

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