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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes.

Gérard Longuet, à propos de l'éventuelle nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, 10 mars 2010.

Les idées sur le Web

Les think tanks au service des territoires !
Numéro 10 de la revue Think consacré aux territoires
Disparition de la dernière librairie française aux États-Unis
[vendredi 09 janvier 2009 - 10:00]

On peut faire ses adieux à la Librairie de France, une institution outre-Atlantique, au même titre que la librairie City Lights à San Francisco. La dernière des librairies françaises, fondée par Isaac Molho, Grec francophile, en 1935 et reprise depuis par son fils, Emanuel Molho, existe depuis 73 ans à New York, face au Rockefeller Center, près de la 5e Avenue. Elle devrait fermer ses portes en septembre 2009. Plutôt que d'y voir le signe évident du déclin de la culture française, cette faillite reflète en fait une réalité de l'immobilier new-yorkais. Le propriétaire ne peut plus payer son loyer qui va bientôt tripler, passant de 300 000 à 1 million de dollars par an.

Sollicité, le ministère de la Culture a ouvert un dossier, mais la conjoncture n'est guère favorable à une aide financière. La librairie a pourtant trouvé en France des défenseurs : le journaliste Jérôme Garcin, il y a un an, s'était notamment ému de la situation sur le site du Nouvel Observateur. Dans la République des livres, Pierre Assouline déplore également cette fermeture, tout en conseillant au propriétaire de déménager. Mais ce dernier soutient que les loyers new-yorkais, au Rockefeller Center ou ailleurs, sont aujourd'hui trop élevés pour permettre à l'enseigne de vivre. Il faut ajouter à cela la baisse des ventes, les coûts de livraison et la concurrence des sites de vente en ligne comme Amazon : la librairie continuera donc d'exister uniquement sur le web.

Ce départ se fait sans éclat aux États-Unis. La fermeture de cette vénérable institution est jusqu'ici passée presque inaperçue et brille par son absence dans la presse américaine, qui relaye quotidiennement ces jours-ci licenciements et fermetures de compagnies. On retient un article du New York Times, "The Tricolor Will Be Lowered at a Citadel of French Culture", datant de 2007 et un post nostalgique sur le blog littéraire du Baltimore Sun.

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3 commentaires

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arslongavitabraevis

09/01/09 19:04
Je n'arrive pas à croire qu'une telle librairie puisse fermer à New York. Un changement d'adresse devrait être possible non? N'y a t il aucun intérêt français à New York qui pourrait associer son nom à un tel espace de culture, d'échanges, de rayonnement ??? Ou bien la librairie meurt-elle d'un essoufflement et d'un manque d'imagination de son propriétaire? Passez la main! Rêvez! Transmettez! C'est tellement important une librairie française à l'étranger…
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Dimitri

09/01/09 19:01
C'est le cas également pour la librairie Molho à Thessalonique en Grèce, une librairie principalement française.
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ghislainhammer

09/01/09 14:15
Quelle tristesse ! Je compare souent une librairie française installée à l'étranger d'être une seconde embassade. La crise est la première responsable de cette disparition, mais je crains hélas, que la decadence de notre culture, bien réelle, ait sa part de responsabilité.
Les critiques littéraires n'ayant plus d'espace de liberté, la promotion du Livre à la française n'a plus le même retentissement, en premier lieu, En France, par extension, dans le monde.
L'ère informatique naissante est une autre et folle réalité.
Plusieurs facteurs semblent ici réunis, je m'en désolle.

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