On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

C’est ici que le point de vue des directions fait sans doute le plus défaut. La méthode d’enquête centrée sur les cadres entrés en rébellion laisse complètement dans l’ombre ce que celles-ci auraient à en dire. Les quelques exemples que donnent les auteurs d’entreprises qui fonctionneraient de cette manière ne permettent en aucune façon d’estimer les chances d’une telle conception de l’organisation de gagner des supporters. D’où peut-être une dernière idée. Selon les auteurs, la rébellion de ces cadres à haut potentiel pourrait en effet préfigurer un phénomène plus général, par lequel la société ferait en quelque sorte retour dans l’entreprise. Les mécanismes par lequel ce retour s’opérerait restent toutefois peu explicites dans le livre, les auteurs évoquant, tour à tour, la similarité de situation avec l’ensemble des salariés, la valeur d’exemple de ces actes de rébellion, l’effet de déstabilisation qu’ils pourraient produire sur le management, le fait qu’ils rentrent en résonnance avec des valeurs de la société en général, etc. Les pages consacrées à cette question sont d’une lecture particulièrement éprouvante pour le lecteur. Celui-ci pourra trouver que le livre dans son ensemble aurait gagné à être écrit plus simplement, en suivant un fil argumentatif plus clair. Mais ces idées qui ouvrent malgré tout des perspectives intéressantes, trouveront peut-être, en décantant, une expression plus adéquate![]()
*À lire également sur nonfiction.fr :
- Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, L'open space m'a tuer (Hachette littératures) par Nathalie Georges.
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