On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Enfin, s’il met justement en valeur les réussites européennes de la première année du mandat présidentiel, l’auteur fait parfois preuve d’une grande indulgence vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. En ce qui concerne la Russie, il est trop facile de mettre le volte-face du candidat devenu président sur le compte des contraintes de l’ "agenda international" – qui n’expliquent en rien pourquoi le président français prendra la peine d’être l’un des premiers à féliciter Vladimir Poutine à l’issue d’élections législatives ni libres ni justes. Il est également un peu rapide de décrire l’abandon de la revendication de modifier les statuts de la Banque centrale européenne comme un "changement de tactique" : il s’agit en réalité d’un revirement politique majeur sur une question centrale de politique macroéconomique, en particulier au sein de la zone euro.
A contrario, le chapitre sur "l’Europe qui protège" adopte l’approche que l’on aurait souhaitée pour l’ensemble de l’ouvrage : directement structuré autour de la pensée du président, il va à l’essentiel. Le chapitre intitulé "leadership français", pour sa part, présente de manière vivante l’envers du décor politico-administratif de l’exercice de la présidence française de l’Union. Au-delà, Un Européen très pressé décevra les lecteurs qui auraient souhaité que la politique européenne de Nicolas Sarkozy – notamment ses racines historiques, culturelles et idéologiques – constitue le cœur de l’ouvrage, plutôt que le principal point d’entrée d’une revue détaillée des grandes questions européennes du moment![]()
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