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Secrétaire général de Nonfiction

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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La Ve République : entre immuabilité présidentielle et délitement normatif
[vendredi 03 octobre 2008 - 09:00]
Droit
Couverture ouvrage
La Ve République
Revue Pouvoirs
Éditeur : Seuil
240 pages / 17,10 € sur
Résumé : Comment  a évolué notre régime depuis 1958 ? La revue 'Pouvoirs'' fait le point.
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Il ressort de numéro de la revue Pouvoirs dédié à la Ve République un certain sentiment de malaise. Les contributions, de très grandes qualités dans l’ensemble, reviennent sur le caractère immuable de la Ve République, voire de son immobilisme. Le Parlement français apparaît comme condamné à l’impuissance relative, tandis que la figure du président de la République condense toujours plus les pouvoirs, ceux-ci n'étant pas séparés mais hiérarchisés au profit du président. Plus qu’une domination, celui-ci semble écraser les autres acteurs institutionnels. Exceptionnalisme français.


Ainsi la Ve République demeure-t-elle la même tout en se radicalisant selon une logique présidentialiste. Radicalisation de l’intérieur, mais délitement de l’extérieur. Si le président concentre les pouvoirs en France, ceux-ci se voient de plus en plus concurrencés par le pouvoir normatif du juge. En outre, le pouvoir politique et le pouvoir normatif se localisent de plus en plus au niveau européen. La Ve République semble, en définitive, malade d’une incohérence structurelle à la fois interne et externe.
 

 

* Le site de la revue Pouvoirs.

* À lire également sur nonfiction.fr :

- "Parler aujourd'hui encore de ''la Ve République'' est pure convention de langage'', entretien avec Dominique Rousseau.

- "Nos concitoyens adorent élire César, ce qui rend très difficile sinon impossible le passage au primo-ministérialisme", entretien avec Olivier Duhamel.

- Gilles Richard et Jacqueline Sainclivier, Les partis et la République. La recomposition du système partisan 1956-1967.  (Presses universitaires de Rennes), par David Valence.

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1 commentaire

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baloo

24/03/09 16:15
Et s'il n'y avait pas de code. Est si la cinquième République était trop ambitieuse, et si la figure institutionnelle du président et le fait majoritaire n'était pas fiable – tout au long de ces cinquante année, un fossé se creuse entre l'Etat et un concept normatif qui même s'il semble aussi pathologique se radicalise de façon insensée autour de la figure du président. La réforme constitutionnelle de 2008 est surtout médiatique en ce sens que toute la trajectoire ne bascule pas nécessairement vers un régime présidentialiste ? Notre actuelle République est peut-être le fait d'une unicité qui dans l’histoire constitutionnelle de la France montre un Etat à la limite du raisonnable par sa force de loi. Impossible dès lors de lui soumettre des réalités de ce monde sans se confronter à sa puissance. Et on le rattache toujours à un régime précédant qu'on insulte. Ce n'est donc ni de la démocraties ni de la représentativité occidentale.

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