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Secrétaire général de Nonfiction

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Olivier Duhamel : "Nos concitoyens adorent élire César, ce qui rend très difficile sinon impossible le passage au primo-ministérialisme"
[vendredi 03 octobre 2008 - 09:00]
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nonfiction.fr : Quel est l'impact de la construction européenne sur la Constitution de la Ve République, mais aussi sur la théorie du droit constitutionnel, notamment sur les concepts d'État et de Constitution ?

Olivier Duhamel : Impossible de répondre à une question aussi complexe en quelques lignes. Disons simplement que si la construction européenne a obligé et obligera à réviser fréquemment notre constitution, elle n'invalide pas les concepts d'État et de Constitution. Disons surtout qu'un accord assez large existe maintenant sur la nécessité et la possibilité de faire coexister des États (nations ou plurinationaux) avec une communauté politique supranationale, que l'on pourrait qualifier de fédération, à condition de bien marquer la différence entre une fédération et un État fédéral, ce que j'ai esquissé and mon ouvrage Pour l'Europe (Seuil, 2004) et que d'autres, tels Olivier Beaud et Thierry Chopin ont approfondi. Il serait bon que les politiques et les citoyens actifs participent à ces réflexions prometteuses.

 

* Entretien par email du 30 septembre 2008.
 

* À lire également sur nonfiction.fr :

- "Parler aujourd'hui encore de ''la Ve République'' est pure convention de langage'', entretien avec Dominique Rousseau.

- la revue Pouvoirs, n°126, "La Ve République" (Seuil) consacré à la Ve République, par Nicolas Leron.

- Gilles Richard et Jacqueline Sainclivier, Les partis et la République. La recomposition du système partisan 1956-1967.  (Presses universitaires de Rennes), par David Valence.

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2 commentaires

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mediapol

30/04/09 12:32
bienheureux les eleves de sciences po
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Tucroy

03/10/08 17:22
Et s’il ne s’agissait que d’une byzantine querelle de constitutionnalistes ?
Tout évolue, en permanence et de ce seul fait se complexifie.
Pourquoi chaque évolution marquante devrait-elle être soumise à numérotation ? Ne s’agit-il pas là d’un signe de résistance au changement, combiné avec un cartésianisme qui veut que tout soit rangé et étiqueté.
Lorsque des mutations de régime nient l’existence même de la République, comme l’exercice du pouvoir par l’envahisseur, ce à quoi conduisirent les pouvoirs napoléoniens et la défaite de 1940, sa restauration doit être hautement proclamée, en même temps qu’une nouvelle constitution cherche à la garantir des excès –ou des insuffisances– dont elle vient d’être victime. Mais il ne semble pas indispensable d’aller au-delà du toilettage et de l’actualisation, lorsque le changement ne fait que traduire une évolution justement permise par la constitution en vigueur et qui démontre ainsi sa validité.

Quant à « la situation de François Fillon … toujours aussi compliquée que celle de ses prédécesseurs ! » il serait intéressant d’entendre l’intéressé s’exprimer à ce sujet, plutôt qu’un tiers, fut-il constitutionnaliste

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