Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
nonfiction.fr : Votre biographie d’Hitler sort ces jours-ci en version remaniée : vous avez délibérément supprimé tout l'appareil critique ainsi qu'une grande partie des illustrations. Pourquoi ce choix alors même que, comme le disait Marc Bloch, la note de bas de page est l'essence même du métier d'historien ?
Ian Kershaw : Les deux volumes de la première édition sont toujours disponibles, ainsi ceux qui voudront consulter les notes de bas de page en auront toujours la possibilité. Mais ceux qui vont lire cette biographie, qui l'ont peut-être déjà lue, ne sont pas tous intéressés par les notes de bas de page, ils veulent avant tout lire le texte. C'est pourquoi les éditeurs anglais et américains ont pensé que ce serait une bonne idée de publier cette version raccourcie de l'œuvre afin de la rendre plus accessible au lecteur ordinaire, peu intéressé par les notes de bas de page, la bibliographie et peut-être même par la lecture de deux énormes volumes. Voilà quelle était l'idée de départ. Je serais très malheureux si j'avais du écrire ce livre au départ sans notes, mais puisqu'il y a une première édition, toujours disponible, il n'y a pas de raison d'être troublé par ce choix.
nonfiction.fr : Dans le choix de présenter une vision allégée et plus accessible de votre biographie de Hitler, pourquoi ne pas avoir choisi la formule : "je supprime certains passages mais je garde une partie de l'appareil critique". Je pense par exemple aux différentes luttes intestines que vous détaillez (sur la période 1933-1939) qui sont peut-être trop longues pour le lecteur non averti qui aimerait peut-être en savoir plus sur la façon dont le corps de Hitler a été découvert par les Russes...
Ian Kershaw : Comme je l'ai dit, n'importe qui souhaitant trouver ces informations peut le faire très facilement en utilisant les deux volumes de la première édition. Pour cette édition en un seul volume, je devais passer de 2000 pages à 800 pages. Les notes de bas de pages représentaient environ 600 pages. Donc plus j'enlevais de notes, plus je laissais de texte, le maximum étant la longueur du livre tel qu'il paraît aujourd'hui. Le choix était donc le suivant : enlever plus de texte en conservant des notes, ce qui aurait conduit à un livre totalement différent, ou conserver le plus de texte possible en enlevant les notes puisqu'elles étaient toujours disponibles par ailleurs. C'est ce choix que j'ai fait.
5 commentaires
anonyme
ali
hitler un vengeur de francais oué pk tuer des enfants qui en rien fait j suis dsl mais c bizzare
marsouille
Anonyme
Anonyme